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Exposition d’ensemble des Métiers d’art du Hainaut 2026 “La Matière et Le Geste”Atelier des FUCaM”Mons du 25 avril au 7 juin 2026

Exposition d’ensemble des Métiers d’art du Hainaut 2026 “La Matière et Le Geste”Atelier des FUCaM”Mons du 25 avril au 7 juin 2026

Le Cloître des Sœurs Noires à Mons sert de cadre à la manifestation. Ses galeries sobres et élégantes accueillent des créations uniques, contemporaines reposant sur des savoir-faire ancestraux. L’événement offre au public l’occasion de découvrir, en un même lieu, de la céramique, du verre -travaillé en fusing et en vitrail-, de la sculpture, du design textile, du tissage, de la dentelle de tradition et contemporaine, de la chapellerie, du tournage sur bois, du fer forgé, des bijoux, de la reliure contemporaine, de la coutellerie, de la joaillerie, …

La manifestation est le rendez-vous attendu des membres du secteur des Métiers d’art du Hainaut. Cette année, 48 créateurs se mobilisent pour le seul plaisir d’exposer ensemble et pour témoigner de la vitalité du secteur. Un événement majeur et à ne pas manquer puisqu’il se tiendra pour la dernière fois

Engagée dans un plan d’économie imposé par le nécessaire financement des zones de secours, la Province de Hainaut est en effet contrainte de mettre fin à certaines activités. En matière culturelle, l’office des métiers d’art cessera ses activités en 2027. Le prix annuel des Métiers d’Art du Hainaut ne sera plus décerné, le Collège provincial ayant décidé de ne maintenir que le Prix des Arts plastiques et le Prix Plisnier en Littérature. Un choix difficile mais rendu indispensable par le contexte budgétaire. 

2 autres manifestations seront toutefois encore organisées cette année par les Métiers d’art.

  • L’exposition des travaux des 3 lauréates du Prix du Hainaut des Métiers d’art décerné en 2025. L’octroi du prix donne en effet l’occasion aux bénéficiaires d’exposer leurs créations de manière personnelle. Les espaces de La Lampisterie au CID, Grand-Hornu accueilleront les 3 céramistes primées – Véronique Nicaise (Terrienne), Melina Pollez (CeraMeli) et Diane Tenret du 17 au 25 octobre.
  • Et enfin, ultime rendez-vous du secteur et non des moindre, une participation des Métiers d’art à l’exposition annuelle du Musée Royal de Mariemont dédiée aux Arts décoratifs. Dans cette manifestation centrée sur la Porcelaine de Bruxelles, des artisans membres des Métiers d’art du Hainaut, toutes disciplines confondues, ont été invités pour illustrer l’évolution de l’industrie et de l’artisanat au travers de créations contemporaines perpétuant les savoir-faire d’hier.

Mais pour l’heure, revenons à La Matière & Le Geste

Une centaine d’objets d’art, tantôt ornementaux, tantôt utilitaires, mettent en avant l’excellence du savoir-faire hennuyer offrant ainsi au public l »occasion unique de découvrir, en un même lieu, de la céramique, du verre -travaillé en fusing et en vitrail-, de la sculpture, du design textile, du tissage, de la dentelle de tradition et contemporaine, de la chapellerie, du tournage sur bois, du fer forgé, des bijoux, de la reliure contemporaine, de la coutellerie, de la joaillerie, … 

En bref : 

Exposition accessible du du 25/04 au 07/06
Du lundi au vendredi : 09h ⟶ 18 h,
les Samedi et dimanche : 14h ⟶ 18 h
Exposition fermée du 30.05 au 01.06 en raison de la Ducasse de Mons
Entrée libre

Ateliers de l’UCLouvain en Hainaut, entrée par le parking rue du Grand Trou Oudart.

Les artisans participants

Valérie BACART Design mode textile • Anne-Marie BARREAUX Céramique • Véronique BETTENS (La terre au vert) Céramique • Anne BIOT Céramique • Sébastien BRACQ Sculpture-Forge • Martine BRION (Texture Fibre) Création textile • Lucien COTTON Céramique • Marie Françoise COULONVAL Céramique • Nadège DEBUGNE (ND Ceramic) Céramique • Axel DELENIN (Doudou Rugs) Tufting • Christel DELIÈGE Création de bijoux • Francine DELMOTTE Pâte de verre • Bernadette DEMOULIN Création textile • Françoise DEROUBAIX (Atelier du Capricorne) Céramique • Isabelle DESAULTY Gravure • Annik DESMET Céramique • Christine DOFNY-FOUCART (Chris’tiss) Tissage • Delphine DRUINE (Delphine D) Création textile • Raymond DRYGALSKI (La Mine Noire) Gravure • Charlotte FONTAINE (Le Goupil File) Filage de laine • Ovide-Robert FOSSE Vitrail • Francis GÉRARD (Cerambois) Bois tourné et sculpture • Emmanuel HUNT Sculpture bois • Anne JANSSENS et Alain DEGUIDE (Bagatelles Créations) Verre filé et soufflé au chalumeau • Françoise JORIS Céramique • Dagmar KALODOVÁ (Terre d’Envies) Céramique •  Jacqueline LANDRIEN Sculpture bronze • Cécile LEMOINE Céramique • Florence LENAIN Céramique • Karine LÉTÉ (LK Sculpture de verre) Sculpture Verre-Métal • Magdalena LUKASZYNSKA (La Rosace) Vitrail • Marie Agnès MARLAIR Porcelaine sérigraphiée • Véronique NICAISE (TERRIENNE) Céramique • Judith NICOLAS (Lady Hoseki) Création de bijoux • Catherine PARFAIT-MAZÉ Dentelle contemporaine • Nicole PIETTE (Au fil de vos Idées) Modiste • Marie-Thérèse PILLON (Chapo’T’ose) Création de chapeaux • Melina POLLEZ (CeraMeli) Céramique • Julie PREILLON (Marcelina Wood) Bois tourné et sculpture • Diane TENRET Céramique • Claudine VANDERICK Céramique • David VERTENEUIL Coutellerie • Grégoire VIGNERON (Tokowo) Design papier • Denis WATTEYNE (Denis Watteyne Créations) Sculpture Verre-Métal • Isabelle WILLEMS Céramique

https://culture.hainaut.be/event/la-matiere-et-le-geste

Les faucons de Mons, protecteurs du beffroi: découvrez la saga!

Les faucons de Mons, protecteurs du beffroi: découvrez la saga!

Reportage de Thibaut Van Tomme / Natagora Centre-Ouest Hainaut

Depuis 2009, une couple de faucons s’est établi dans le nichoir installé au sommet du beffroi de Mons. Depuis quelques jours, la caméra du nichoir diffuse un live YouTube et vous êtes invité à le suivre :

Suivez en direct les aventures des faucons montois !

Mais des images sans explications, cela ne vaut pas grand chose alors je vous propose un résumé des faits marquants de cette semaine.

Tout d’abord, la femelle a bien creusé sa « cuvette ». Les Pèlerins ne construisent pas de nids alors la femelle creuse le substrat pour créer un trou, une cuvette donc, afin que les œufs ne roulent pas et ne dégringolent pas du haut de la tour. C’est donc un attitude normale en ce début de saison de nidification.

Femelle creusant la cuvette

Mais quelques jours plus tard, c’est la surprise ! Un jeune faucon est présent. Reconnaissable à son plumage légèrement plus chamois et plus « écaillé » que les adultes, il se tient dans le nichoir. Sympathique, il montre sa bague (« ESR ») ce qui permet son identification : il s’agit du jeune mâle né en 2025 dans le beffroi de Mons. Bonne nouvelle, il a donc survécu à l’hiver. Il faut savoir que chez les Pèlerins le taux de survie des fauconneaux après le premier hiver est de 25% seulement.

Mais que fait-il là ? Il devrait être à la recherche d’un nouveau territoire, et non dans une tentative de retourner chez papa et maman ! Il risque de se faire chasser car ses parents vont commencer une nouvelle saison de nidification et ne peuvent se permettre d’avoir un concurrent sur leur territoire.

La présence de ce jeune m’inquiète également sur la survie du mâle nicheur. En effet, les couples de Pèlerins sont unis pour la vie et très territoriaux et donc si ce jeune mâle est présent, cela veut peut-être signifier que son père est absent, voire mort. Mais non, celui-ci montre sa tête à la caméra dès le lendemain ! Également porteur d’une bague, je l’identifie grâce à celle-ci (« ADH ») : c’est le même nicheur depuis 2024, né en 2020 à Sint-Niklaas, à 116 km de Mons ! La femelle, quant à elle, reste mystérieuse puisqu’elle n’est pas baguée.

« ESR » le jeune mâle de 2025 de retour au beffroi

Ce week-end, le jeune ne s’est plus montré à la caméra. Et le couple a même été vu ensemble au nid ce dimanche et ils ont fait des « salutations » au nid, qui sont des prémices à l’accouplement où le mâle et la femelle se saluent au nid. Une façon de se reconnaitre et de montrer qu’ils sont présents l’un pour l’autre. Ensuite, suivront des parades aériennes où le mâle rivalisera d’adresse et de prouesses pour montrer à sa belle que c’est lui le plus fort et le plus adroit et donc le plus à même de mener à bien une nichée avec elle. La St Valentin a beau être passée, Monsieur doit encore séduire sa belle ! Et sans bouquet de fleurs, lui !

Salutations au nid

La saison semble donc bien entamée mais avec la présence de jeune « Tanguy » dans les environs, cela annonce de belles observations.

« ADH » le mâle nicheur depuis 2024

Est-ce que le couple le plus perché de Mons fera-t-il une saison de nidification normale ? Est-ce que le jeune reviendra encore chez papa et maman ? Sera-t-il chassé ?

Toutes ces questions trouveront des réponses dans la suite des épisodes des « Faucons de Mons » !

Mais que se passe-t-il à Mons ?
Depuis quelques jours la femelle avait creusé la « cuvette » et allait de temps en temps dans le nichoir pour signifier son occupation. Chez les Pèlerins, la femelle défend son territoire donc en début de période de nidification (comme maintenant), elle garde jalousement son site de ponte en haut du beffroi.
J’avais également pu observer le mâle bagué mais furtivement.
Mais aujourd’hui, c’est un autre mâle qui est dans le nichoir. Et pas n’importe qui : un des deux fauconneaux nés en 2025 qui revient chez papa et maman, identifiable par sa bague « ESR ».
Alors revient-il pour prendre la place du père (ça c’est déjà vu) ou revient-il uniquement pour grapiller un peu de nourriture facile ?
La suite au prochain épisode : https://www.youtube.com/watch?v=nXSQf1Jc1yE

Après une première semaine agitée et riche en observations, cette seconde semaine s’est avérée plus calme. Plus de trace du fauconneau de 2025 qui était revenu au bercail. Il se peut qu’il soit toujours dans les parages mais en tout cas, il n’a pas daigné se remontrer face à la caméra.

De leur côté, les adultes nicheurs se sont relayés à l’écran, passant de temps en temps quelques minutes dans le nichoir. D’une part, pour se signifier l’un l’autre que le temps des accouplements est venu (malheureusement nous ne le verrons sûrement pas à l’écran car les accouplements se font toujours hors du nid) et d’autre part pour signifier leur présence aux autres faucons qui tenteraient de prendre leur territoire. Un territoire de chasse d’un faucon pèlerin est estimé à 10 km². Il dépend évidemment de plusieurs facteurs : le nombre de proies (uniquement des oiseaux) à disposition, la topographie et le voisinage avec d’autres territoires occupés par d’autres Pèlerins. En gros, notre couple de faucons installé dans le beffroi parcourt le grand Mons de long en large pour chasser un large éventail d’oiseaux.

Alors durant cette semaine calme, n’y a-t-il rien eu à observer ? Et bien, à part quelques « salutations au nid » et la cuvette qui a encore été davantage creusée (explications données lors de l’épisode 1), il n’y a pas eu de faits remarquables. Alors, je propose de vous expliquer comment reconnaitre le mâle et la femelle. Tout d’abord, il faut savoir qu’en cette journée internationale des droits de la femme, la femelle Pèlerin en impose beaucoup plus que le mâle. Elle est en effet un tiers plus grande que son compagnon. Elle mesure 50 cm, elle a une envergure de 1m et un poids de 1kg. Le mâle ne mesure que 40 cm, pour une envergure de 85 cm et un poids de 750g. D’ailleurs, ce dernier est souvent appelé « tiercelet » (un tiers plus petit que Madame).

Pourquoi cette différence ? Tout simplement, parce que les femelles sont beaucoup plus territoriales et elles doivent défendre le territoire beaucoup plus que les mâles. Elles sont donc plus costaudes et imposantes. De plus, une femelle plus grande est plus à même de couver correctement les œufs. Certaines études ont avancé l’hypothèse qu’une différence de taille entre mâle et femelle permettait aux deux partenaires d’élargir leur éventail de proies : le mâle capturant des proies plus petites et rapides tandis que la femelle capture les proies plus grosses. Mais cette hypothèse est réfutée par de nombreuses observations de terrain.

En parlant d’observations…et si vous essayiez d’identifier le mâle et la femelle lorsque vous regardez le live YouTube ? Compliqué ? Allez, je vous aide encore avec quelques astuces : la femelle est plus grande donc lorsqu’elle se pose en bordure du nichoir, elle apparait massive. Si massive, qu’on ne distingue pas toujours sa tête ! Le mâle, lui, apparait plus « frêle » et surtout, posté en bordure de nichoir, on peut le voir en entier. Ah oui, et si vous voulez vraiment être certain du sexe du faucon que vous observez : regardez ses pattes ! Le mâle est bagué, pas la femelle !

Vous voilà fin prêts pour une nouvelle semaine d’observations. Regardez donc le live sur : https://www.youtube.com/watch?v=s68LqSJeCBo

Et entrainez-vous à différencier le mâle et la femelle !

Comme chaque dimanche, je vous apporte les dernières nouvelles concernant la famille la plus perchée de Mons. Même si ces nouvelles sont assez maigres, puisque la caméra est débranchée depuis quelques jours et ne retransmet plus de live.

Malgré cela, il y a eu une nouvelle apparition visible du fauconneau mâle de 2025 devant la caméra cette semaine. Après une apparition furtive il y a deux semaines, le jeune mâle est donc toujours dans les alentours du beffroi et est à nouveau revenu dans le nichoir. Ses parents semblent donc le tolérer mais jusqu’à quand ? La nouvelle saison de nidification a commencé pour les parents et la nouvelle nichée devrait être pondu dans les prochains jours. Est-ce à ce moment que le jeune sera chassé pour qu’il cède la place à ses futurs frères et sœurs en devenir ? Mystère !

Et quand je vous disais que la saison de nidification est lancée, je ne vous mens pas. Je suis allé poser ma longue-vue au pied du beffroi pour observer depuis l’extérieur le couple de Pèlerins et surtout assister aux parades et aux accouplements. Oui, j’avoue, les ornithologues sont des gros voyeurs…

Ma patience (ou mon voyeurisme c’est selon) a été récompensée puisque j’ai pu capter une vidéo de cet accouplement. Vous remarquerez que celui-ci est assez rapide, quelques secondes. Il est clair que les faucons, comme tous les oiseaux, ne privilégient pas le plaisir de l’acte mais la finalité qui est de s’accoupler purement et simplement en vue d’avoir une descendance. Et afin de maximiser le résultat, le mâle s’accouplera plusieurs fois avec la femelle à un rythme allant crescendo jusqu’à ce que la femelle estime que le temps est venu et aille commencer sa ponte dans le nichoir.

Mais au fait, ce nichoir où est-il exactement lorsque vous regardez le beffroi ? Et bien, il se situe dans un clocheton à droite, lorsque vous vous positionnez dans la rue des clercs en contrebas, près de l’auberge de jeunesse. Le clocheton c’est semblable à une « théière » selon ce bon vieux Victor Hugo qui décrivait notre beffroi en ces termes : « Le beffroi de Mons a un toit assez étrange, ressemblant à une énorme cafetière flanquée au-dessous du ventre de quatre théières moins grosses. Ce serait laid si ce n’était grand. La grandeur sauve. »

Il n’y a donc plus qu’à espérer que cette fameuse petite théière abrite rapidement des œufs afin que cette nouvelle saison de nidification des pèlerins soit décidément lancée !

C’est dimanche, jour de la messe alors prenons naturellement des nouvelles du Pèlerin !

Et ces nouvelles sont en demi-teinte. A cette date, les années précédentes, au moins un œuf avait déjà été pondu. Rien de grave pour cette année, le retard dans la ponte est de quelques jours seulement. Pas d’inquiétude ! Mais…

Car, il y a un « mais » en la présence de ce fameux fauconneau de 2025 qui traine encore chez papa et maman. Il a encore été observé ce samedi alors qu’il chassait son propre père hors du nichoir. Sa présence régulière dans le nichoir risque donc de retarder voire d’empêcher la future nichée.

Revoir ce fauconneau de 2025 était une bonne nouvelle car elle montrait sa survie après plusieurs mois passés seuls hors du territoire de Mons. En effet, les jeunes fauconneaux quittent le territoire de leurs parents à la fin de l’été. Ils partent conquérir leur propre territoire, faisant parfois des centaines de kilomètres en une journée. Des données de balises GPS fixés sur des Pèlerins ont montré des voyages journaliers aux quatre coins de la Belgique en quelques heures.

Ces données GPS sont corroborées avec la lecture des bagues portées par les oiseaux. Grâce à cette information lue aux jumelles, à la longue-vue ou via un live YouTube (comme ici, à Mons), on obtient l’information de l’âge, du sexe et du lieu de naissance de l’oiseau bagué. Et ces observations montrent un déplacement vers l’ouest de l’Europe. Nos faucons belges ont tendance à aller chercher un territoire en France ou en Angleterre. Tandis que notre plat pays voit arriver des faucons allemands ou néerlandais.

Autre tendance : les femelles cherchent un territoire beaucoup plus éloigné de leur site de naissance que les mâles. Pourquoi ? Parce qu’encore une fois, chez les rapaces, c’est Madame qui porte la culotte. Lors de sa quête d’un nouveau territoire, elle doit donc s’assurer que celui-ci est vierge de toute présence d’une autre femelle afin d’éviter des conflits territoriaux pouvant aller jusqu’à la mort.

Dans tous les cas, les fauconneaux ont la vie dure lorsqu’ils cherchent ce nouveau territoire et on estime que les 3/4 ne survivent pas à leur premier hiver. Ils meurent de faim, de maladie, d’affrontements trop violents avec d’autres faucons, de collisions contre des vitres, des lignes électriques ou des éoliennes. Ce taux peut paraitre élevé mais il est nécessaire pour réguler naturellement les populations.

Croisons les doigts pour que l’approche des fêtes de Pâques apporte enfin des œufs à nos Pèlerins !

Le mâle nicheur tente de revenir régulièrement dans le nichoir pour creuser un peu plus la cuvette et attirer la femelle pour qu’elle y ponde

L’inquiétude grandit autour du nid des faucons montois. Toujours pas d’oeufs… et un retard de plus de deux semaines sur les années précédentes.

Comment expliquer ce retard (voire cet échec de ponte) pour cette année ?

Hypothèse 1 : le conflit territorial avec le fauconneau de 2025

Nous l’avons vu durant les épisodes précédents, un fauconneau né en 2025 est présent régulièrement aux alentours du beffroi, voire carrément dans le nichoir. Il ne semble pas être chassé et donc « toléré » par ses parents. Mais sa présence perturbe les adultes car on a observé une fuite du mâle nicheur face à ce fauconneau de 2025 lorsque ce dernier revenait au nichoir et chassait son paternel du nichoir. Si le fauconneau fait fuir un de ses parents, il les perturbe lors d’une période cruciale : celle des accouplements. Le rythme des accouplements doit être régulier et il s’étale sur plusieurs semaines. Si la femelle n’est pas fécondée correctement, elle ne pondera pas.

Hypothèse 2 : la condition physique

Des accouplements ont été observés et encore hier, lors de mon observation depuis l’extérieur, j’ai pu observer une femelle en pleine condition pour s’accoupler et même « demandeuse ». Mais les accouplements ne sont pas tout. Pour se sentir prête à pondre, la femelle doit avoir suffisamment de graisse, de nourriture emmagasinée pour tenir plus d’un mois lors de la couvaison des oeufs. En effet, lors de cette période de couvaison, elle ne chassera pratiquement plus et sera ravitaillée par le mâle. Et pour éviter toute carence, elle se « goinfre » avant cette période de ponte pour avoir suffisamment de réserve de graisse et d’énergie. Or, une mauvaise alimentation ou de mauvaises chasses peuvent expliquer un retard dans la ponte, puisque les réserves de graisses de la femelle ne sont pas assez importantes pour pondre.

Hypothèse 3 : un changement de femelle

Le mâle, on le sait, est bagué. Mais la femelle non. Et il est très compliqué de différencier une femelle Pèlerin d’une autre. Il se peut donc que cette année, nous n’ayons pas affaire à la femelle nicheuse en place depuis des années. Mais que cette dernière ait été remplacée par une autre femelle. Chaque femelle pond à une période qui lui est propre et donc ce retard serait expliqué par l’arrivée sur Mons d’une nouvelle femelle nicheuse plus « tardive » dans sa période de ponte.

Hypothèse 4 : la météo

S’il y a quelques semaines, nous avons eu des températures à la hausse, la météo est vite revenue bien belge et plus froide et plus pluvieuse. Donc moins d’insectes et donc moins d’oiseaux migrateurs. Placé en haut de la chaine alimentaire, le Pèlerin ne se nourrit que d’oiseaux, surtout en passage migratoire au-dessus de Mons ou de pigeons. Mais une mauvaise météo perturbe une nichée à coup sûr. La femelle préférera donc retarder sa ponte pour que l’éclosion de ses futurs fauconneaux coïncident avec un printemps bien installé et une présence accrue de proies.

Conclusion :

La présence du fauconneau est un facteur indéniable de ce retard. Il perturbe le couple nicheur qui est chassé par ce fauconneau ou qui chasse moins bien car ce troisième faucon sur leur territoire prend des proies à leur place. La femelle ne s’engraisse donc pas correctement et elle ne se sent donc pas prête à pondre.

La prochaine semaine sera déterminante et croisons donc les doigts pour que Pâques nous apporte des oeufs….de faucons à défaut de chocolat !

En ce jour de Pâques, prenons un peu de hauteur… juste assez pour passer au-dessus des cloches du beffroi et jeter un œil à la famille de Pèlerins. A l’heure où les enfants cherchent les œufs en chocolat dans leur jardin, il y a également un œuf dans le nichoir !

Celui-ci a été pondu dans la nuit de dimanche à lundi dernier (30 mars) et malheureusement il est le seul de cette nichée. En temps normal, une femelle faucon Pèlerin pond une moyenne de trois œufs. Ce qui nous conforte dans l’idée que cette année, la nichée est très inhabituelle. Déjà très en retard de plusieurs semaines par rapport aux années précédentes, elle est cette fois limitée à un seul et unique œuf.

De plus, ce dernier n’est pas régulièrement couvé. La femelle est souvent absente du nid. Et si le mâle vient couver pour la relayer, c’est la présence du fauconneau de l’an passé qui semble encore poser problème. Ce dernier est maintenant présent et observé au moins une fois par jour dans le nichoir. Une présence qui perturbe très certainement la couvaison. Même si j’ai pu l’observer tenter de couver très maladroitement l’œuf mais cela n’a duré que quelques secondes avant l’abandon. Trop jeune et pas encore mâture sexuellement, il n’a certainement pas les réflexes de couvaison de ses parents.

En général (ce qui n’est pas du tout le cas cette année), la femelle pond ses œufs dans la cuvette du nid. Elle met environ 24 à 48 heures entre chaque œuf. Mais elle ne commence à les couver qu’à partir de l’avant-dernier. Pourquoi attendre ? Tout simplement pour que les fauconneaux naissent presque en même temps. Grâce à ce décalage, il n’y a qu’un ou deux jours d’écart entre l’aîné et le benjamin de la nichée. Si elle commençait à couver dès le premier œuf, le premier poussin pourrait naître jusqu’à une semaine avant le dernier. Le petit dernier serait alors nettement plus fragile et aurait plus de mal à rivaliser avec ses frères et sœurs pour obtenir de la nourriture.

Mais cette année, il n’y a qu’un œuf donc la femelle n’a aucune raison d’attendre et de ne pas couver plus régulièrement.

Bref, si nous pouvons nous réjouir de voir enfin arriver cet œuf dans le nid, la situation reste préoccupante. Le temps de couvaison étant de 35 jours chez les Pèlerins, il faudra guetter une éclosion à partir du 4 mai…tout du moins si la femelle couve correctement dans les prochains jours.

Screenshot

(20+) Natagora_Centre-Ouest-Hainaut | Facebook

2ème oeuf pondu 6 avril 2026

Décidément, cette saison de nidification n’a rien d’ordinaire au sommet du beffroi…

Après des semaines de retard dans la ponte, la présence persistante d’un jeune mâle né en 2025 dans le nichoir, puis l’arrivée d’un premier œuf le 30 mars, voilà que la femelle nous surprend encore : elle a pondu un deuxième œuf le 6 avril, soit presque une semaine plus tard. Un scénario pour le moins inattendu !

Mais comment expliquer ce décalage ?

Bien sûr, nous ne sommes pas dans la tête des faucons. On peut toutefois avancer quelques hypothèses, basées sur les observations de la caméra et de l’activité autour du nid. La plus probable concerne justement ce fauconneau de 2025, dont la présence semble avoir perturbé les adultes et retardé la ponte.

Après l’arrivée du premier œuf, la couvaison n’a d’ailleurs pas toujours été optimale. La femelle assurait bien la couvée de nuit, mais en journée, il arrivait régulièrement que l’œuf reste à découvert, sans adulte pour le réchauffer. Les températures étant encore relativement clémentes, ce n’était pas critique… mais tout de même préoccupant. D’autant plus que lorsque le mâle prenait le relais, il était parfois chassé du nid par ce jeune intrus. Un sacré perturbateur celui-là !

Autre conséquence : la présence de ce fauconneau de 2025 sur le territoire a probablement réduit l’efficacité de chasse des parents. Moins de proies, c’est moins d’énergie, surtout pour la femelle. Or, pondre demande énormément de ressources.

Chez les Pèlerins, les œufs sont normalement pondus toutes les 48 heures, le temps pour la femelle de produire chaque œuf, qui pèse environ 52 grammes. Une ponte classique de quatre œufs représente ainsi près de 20 % de son poids ! Une dépense énergétique très importante !

Dans notre cas, la femelle n’avait sans doute pas accumulé suffisamment de réserves pour enchaîner normalement ses pontes. Elle a donc pris plus de temps, privilégiant son alimentation pour retrouver l’énergie nécessaire à la ponte… quitte à délaisser un peu la couvaison du premier œuf.

Au final, nous avons pour l’instant deux œufs cette saison. Un troisième paraît peu probable vu le délai déjà observé mais après tout, nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle surprise pour cette année !

La bonne nouvelle, c’est qu’à présent, la couvaison semble bien lancée. Mâle et femelle se relaient efficacement pour garder les œufs au chaud. L’incubation dure en moyenne 35 jours. Si tout se passe bien, nous pourrions donc assister aux éclosions autour du 4 mai pour le premier œuf, et du 11 mai pour le second.

3ème oeuf pondu le 15 avril 2026
4ème oeuf pondu 17 avril 2026

« Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ? » Cette phrase qu’on entend d’habitude chez le maraîcher ou le boucher pourrait presque s’appliquer à nos Pèlerins cette année. Après un début de saison un peu hésitant, la femelle semble avoir trouvé son rythme : nous en sommes désormais à quatre œufs pondus au sommet du beffroi !

Petit rappel des faits pour s’y retrouver facilement : le premier œuf a été pondu le 30 mars, mais il a été peu couvé, ce qui réduit fortement les chances d’éclosion. D’ailleurs, si vous observez le live Youtube (« Faucon Story »), vous verrez que cet œuf est plus blanchâtre et plus petit que les autres, signes qu’il ne donnera sûrement rien. Le second œuf est arrivé le 6 avril, le troisième le 15 avril, et le quatrième le 17 avril.

L’intervalle entre le deuxième et le troisième œuf est assez inhabituel. En règle générale, la femelle pond un œuf tous les deux jours. Ici, plus d’une semaine s’est écoulée, ce qui confirme que cette saison sort un peu de l’ordinaire. En revanche, le délai de deux jours entre le troisième et le quatrième œuf correspond parfaitement au rythme attendu. Il sera intéressant d’observer le nid dans les prochains jours pour voir si un cinquième œuf vient compléter la ponte. Parce qu’au point où on en est, une nouvelle surprise peut toujours arriver…

Du côté de la couvaison, les choses sont désormais bien en place. Chez les Faucons pèlerins, le mâle et la femelle se partagent cette tâche pendant environ 32 jours, même si la femelle en assure la plus grande partie : elle couve toute la nuit et environ les deux tiers de la journée. Cette incubation, maintenue autour de 37,7 °C, est essentielle au développement des embryons jusqu’à l’éclosion.

Un élément reste toutefois à surveiller : le fauconneau de 2025 a de nouveau fait une apparition et a perturbé le mâle alors qu’il couvait. Sa présence semble plus discrète qu’auparavant, mais il faudra espérer qu’elle ne vienne pas trop perturber une couvaison qui a déjà mis du temps à se mettre en place.

Vous avez maintenant toutes les informations, notamment les dates de ponte. Il est peu probable que le premier œuf arrive à terme, mais les estimations restent ouvertes pour les suivants. En tenant compte d’une durée moyenne de 32 jours de couvaison, et du fait que celle-ci ne se lance réellement qu’à partir de l’avant-dernier œuf, vous pouvez tenter d’estimer les dates d’éclosion. Les paris sont ouverts !

Il n’y a rien à gagner, si ce n’est d’en apprendre plus sur ce beau spectacle de la nature en pleine ville et qui, cette année, défie toutes les règles !

Les Faucons de Mons – épisode 9

Comme chaque dimanche, petit point sur l’actualité de la semaine écoulée du couple de Faucon pèlerin installé au sommet du beffroi de Mons. Et autant dire que, cette année, ils n’ont pas fini de nous surprendre.

Après une ponte assez inhabituelle (voir épisodes précédents), la couvaison suit pour l’instant son cours sans problème apparent. Les œufs sont bien incubés, les relais entre mâle et femelle fonctionnent… bref, en théorie, tout est “normal”. En théorie seulement.

Car un invité inattendu continue de perturber la routine : le jeune mâle né en 2025 dans ce même beffroi. Et lui, clairement, n’a pas encore compris qu’il était censé prendre son indépendance.

Ce comportement, même s’il reste rare, n’est pas totalement inédit. J’ai pu l’observer ailleurs en Belgique : certains jeunes de l’année précédente reviennent sur leur territoire de naissance. Pourquoi ? Très probablement pour une raison simple et vitale : la nourriture. Les observations à la longue-vue au pied du beffroi montrent que ce jeune est encore maladroit à la chasse, avec plusieurs tentatives infructueuses. Résultat : il semble profiter des efforts de chasse de ses parents.

Car les faucons pèlerins ont une stratégie bien pratique en période de nidification : ils chassent des oiseaux, leurs proies favorites, un peu plus que nécessaire afin de les stocker dans des recoins du site de nidification. Une sorte de garde-manger naturel, dans lequel ils peuvent se servir lorsque les chasses sont plus maigres. Et ce jeune a sans doute compris qu’en restant “à la maison”, il pouvait se servir facilement. Un peu comme un ado qui tarde à quitter le foyer familial et qui se sert sans vergogne dans votre frigo…

Mais l’observation la plus marquante a eu lieu le week-end dernier. Le jeune entre dans le nichoir pendant que le mâle adulte couve. Comme souvent dans ces situations, le père semble chassé par son fils et quitte les œufs, les laissant momentanément exposés. Le jeune s’approche alors… et commence à donner des coups de bec sur les coquilles, tout en marchant dessus de manière assez maladroite. Difficile de dire s’il y a une intention destructrice. Il s’agit probablement davantage de curiosité : ces œufs monopolisent l’attention de ses parents, et il tente peut-être simplement de comprendre ce qu’ils représentent.

Quelques jours plus tard, nouvelle scène, encore plus intrigante. Cette fois, c’est la femelle qui couve. À l’arrivée du jeune, elle réagit vivement : cris, intimidation, tout pour le faire sortir du nichoir. Mais dans le même temps, elle adopte une posture d’invitation à l’accouplement. Ce mélange de comportements peut sembler déroutant, mais il est documenté chez l’espèce. Chez le faucon pèlerin, des cas d’accouplements entre des parents et leur progéniture ont déjà été observés, notamment lorsqu’un jeune tente de s’imposer sur le territoire natal.

Il n’est donc pas impossible que ce jeune mâle finisse par défier son père, voire tenter de prendre sa place. Pour l’instant, rien n’est joué, mais la situation mérite clairement d’être suivie de près.

La grande question reste désormais la suivante : cette présence inhabituelle aura-t-elle un impact sur la nichée, notamment au moment de l’éclosion ? Réponse dans les prochains épisodes…

Là-haut, au sommet du beffroi, la couvaison des Faucons pèlerins suit son cours… mais tout n’est pas aussi calme qu’on pourrait l’imaginer !

Cette saison est un peu particulière. Un jeune mâle, né ici même l’an dernier, est revenu sur le territoire de ses parents. Et sa présence ne passe pas inaperçue : elle a perturbé le début de la nidification. Résultat, la femelle a pondu plus tard que prévu et le premier œuf n’a pas été correctement couvé.

Au total, quatre œufs ont été pondus. Grâce à la caméra installée dans le nichoir, on remarque un détail intéressant : ils ne se ressemblent pas tous.
Les deux premiers œufs sont plus petits et plus clairs. Cela indique qu’ils ont probablement été mal couvés et que leur développement est compromis.
Les deux derniers, en revanche, semblent en bon état et de taille et couleur normales.

Concrètement, cela signifie qu’il ne faut pas s’attendre à des éclosions imminentes pour les premiers œufs… mais les deux derniers pourraient éclore aux alentours du 17 au 19 mai.

Mais attention : pour que tout se passe bien, encore faut-il que le jeune mâle ne perturbe pas davantage la situation… Car ce “Tanguy” fait régulièrement des apparitions dans le nichoir, une à deux fois par semaine. Et à chaque fois, le scénario se répète : il surprend son père en train de couver… et le chasse du nichoir. Le mâle adulte s’envole alors, laissant les œufs sans protection pendant un moment.

Et cette semaine, une scène totalement inédite a été observée : après avoir fait fuir son père, le jeune mâle s’est mis à… creuser une nouvelle cuvette à côté des œufs. Comme s’il tentait de préparer un second nid !

Un comportement surprenant. S’agit-il d’un simple instinct ? D’une imitation ? Ou d’une tentative de prendre la place de son père ?

D’autant plus que, la semaine dernière, la femelle avait montré des signes d’intérêt envers ce jeune mâle… Mais aucun risque de voir un accouplement entre la femelle et ce jeune mâle : un Faucon pèlerin n’atteint sa maturité sexuelle qu’à deux ans. Or, celui-ci n’a qu’un an.

Alors, que va-t-il se passer ?
Ce jeune mâle va-t-il finir par s’imposer sur le territoire et chasser son père définitivement ?
Cherche-t-il déjà à séduire la femelle pour la saison prochaine ?
Et surtout… ces perturbations auront-elles un impact sur les éclosions à venir ?

Les Faucons de Mons – épisode 11 10 mai 2026

Au sommet du beffroi, la couvaison suit son cours, entre normalité et incertitude. J’ai pu observer un comportement normal lorsque le mâle et la femelle se relaient pour maintenir les quatre œufs à bonne température. Mais cette saison n’a rien d’ordinaire et deux de ces œufs auraient déjà dû éclore, soit le week-end dernier, soit dans les jours qui viennent. Même si une naissance reste encore possible à très court terme, l’absence d’éclosion tend à confirmer ce que les observations des semaines précédentes laissaient déjà supposer : les deux premiers œufs ont sans doute été mal couvés. L’attention se porte désormais sur les deux derniers, avec l’espoir d’une éclosion autour du 17 au 19 mai.

Et puis il y a « Tanguy », devenu au fil des semaines un personnage bien connu des observateurs. Toujours présent autour du nichoir, il s’est encore montré à plusieurs reprises devant la caméra. Son comportement ne passe pas inaperçu : il chasse son père lorsque celui-ci couve et vient aussi perturber la femelle, allant même jusqu’à creuser une cuvette à quelques centimètres d’elle quand elle couve. Une précision toutefois : faute de bague d’identification, rien ne permet d’affirmer avec certitude que cette femelle est la même que l’an dernier. Autrement dit, il est impossible de dire s’il s’agit bien de la mère de « Tanguy » ou d’une autre femelle. Dans le nichoir, cette agitation fait désormais partie du quotidien.

D’ailleurs, on parle souvent de « nichoir » mais pourquoi avoir installé une telle structure pour les Faucons pèlerins au sommet du beffroi ? La réponse s’inscrit dans l’historique passionnant de cette espèce. Dans les années 1970, le Faucon pèlerin a presque disparu d’Europe. En cause : les pesticides, absorbés indirectement par les rapaces à travers leurs proies, ont intoxiqué les adultes et fragilisé les œufs. Face à ce fléau, l’espèce a ensuite bénéficié d’une protection renforcée, notamment grâce à la Directive Oiseaux, tandis que des substances comme le DDT ont été interdites. Mais c’était trop tard : au début des années 1980, le Faucon pèlerin avait pratiquement disparu de Belgique.

Pour favoriser son retour, les ornithologues ont alors misé sur une stratégie simple et efficace : multiplier les sites potentiels de nidification pour augmenter les chances de voir revenir le Pèlerin chez nous. Des nichoirs ont ainsi été installés sur de hautes structures, notamment sur les tours de refroidissement de certaines centrales électriques, comme à Tihange. Ce choix n’avait rien d’anodin. À l’état naturel, le Faucon pèlerin niche sur des falaises, un habitat relativement rare en Belgique. Ces installations artificielles ont donc joué le rôle de falaises de substitution. Le résultat ne s’est pas fait attendre : dès le milieu des années 1990, une première nichée historique confirmait un retour fragile mais encourageant de l’espèce.

Peu à peu, d’autres nichoirs ont été installés sur des immeubles élevés, des églises et des pylônes. Cette politique de réintroduction a porté ses fruits. Aujourd’hui, la Belgique compte environ 250 couples nicheurs. À Mons, le couple installé au beffroi, soutenu par la mise en place d’un nichoir en 2007, illustre à lui seul la remarquable capacité de résilience du Faucon pèlerin. Son retour témoigne d’une réussite majeure de la protection de la biodiversité, pour une espèce qui avait disparu de nos paysages pendant plusieurs décennies.

Suivez le direct sur : https://www.youtube.com/watch?v=MW71HA-AzUQ ou tapez « Faucon Story » sur Youtube si le lien a changé

Les Faucons de Mons – épisode 12

Avec un petit jour de retard, voici des nouvelles de notre couple de Faucons pèlerins installé dans le beffroi de Mons.

La couvaison se poursuit, mais les derniers jours semblent confirmer ce que l’on craignait : les deux premiers œufs n’ont malheureusement pas éclos. Ces œufs, pondus les 30 mars et 6 avril, avaient été peu couvés au début de la saison. Or, chez les Faucons pèlerins, les œufs éclosent généralement après un peu plus d’un mois d’incubation. S’ils avaient été viables, les poussins seraient donc probablement déjà nés depuis une semaine ou deux.

Autre indice : l’un des œufs a désormais disparu du nid. Nous n’avons malheureusement pas pu assister à la scène. Les faucons étaient souvent cachés dans un angle peu visible de la caméra, et une coupure du direct ce week-end est justement survenue au moment où cette disparition a probablement eu lieu.

Pourquoi cet œuf a-t-il disparu ?
Chez les rapaces, il arrive qu’un œuf non viable soit évacué du nid. La femelle peut le rejeter à l’extérieur, ou parfois même le consommer. Cela peut paraître surprenant, mais ce comportement a une utilité bien précise : garder le nid propre et éviter d’attirer d’éventuels prédateurs. Dans la nature, les nids de Faucons pèlerins peuvent en effet être menacés par des animaux opportunistes comme les fouines, les martres, certains corvidés ou encore le grand-duc.

Une autre hypothèse existe également : l’œuf aurait pu être accidentellement cassé. Depuis plusieurs semaines, le jeune faucon né en 2025, surnommé « Tanguy », revient régulièrement visiter le nichoir familial. Ses visites sont parfois… un peu maladroites. Il lui arrive de marcher sur les œufs sans beaucoup de délicatesse. Rien ne permet de penser qu’il cherche volontairement à détruire la nichée, mais son comportement a déjà été remarqué à plusieurs reprises sur le direct.

Fait intéressant : la femelle tolère très bien la présence de « Tanguy ». Le mâle, en revanche, préfère souvent quitter le nichoir dès que le jeune arrive, même lorsqu’il était en train de couver. On observe aussi entre eux de curieuses “salutations” : des gestes et postures typiques des Faucons pèlerins qui servent à montrer l’absence d’agressivité. Chez cette espèce, le mâle, plus petit que la femelle, adopte souvent ces attitudes d’apaisement pour éviter tout conflit. Une véritable façon de dire : « Je viens en paix ! »

Les prochains jours seront maintenant décisifs pour la nichée 2026. Les deux derniers œufs encore présents devraient éclore entre le 20 et le 22 mai.

Croisons les doigts pour que le prochain épisode nous apporte enfin la bonne nouvelle tant attendue : l’arrivée des premiers fauconneaux !

(19) Natagora_Centre-Ouest-Hainaut | Facebook

La nichée des faucons pèlerins du beffroi de Mons suivie de près par Natagora : « Cette année, elle est inhabituelle, la situation est préoccupante » – La DH/Les Sports+

Concert du vendredi 29 mai 2026 20h50 sur la Grand-Place de Mons

Concert du vendredi 29 mai 2026 20h50 sur la Grand-Place de Mons

Comme le veut la tradition, la Ducasse de Mons s’ouvrira en musique avec un grand concert gratuit organisé en collaboration avec VivaCité – RTBF – LaUne. Cette année encore, la Grand-Place vibrera au rythme des artistes invités dans une ambiance festive, populaire et familiale.
Rendez-vous le vendredi 29 mai 2026 à partir de 20h50 pour une soirée mémorable, au cœur des festivités montoises !

Une programmation explosive pour tous les goûts

Cette année, préparez-vous à user vos cordes vocales  « À fleur de toi », « Dès que tu pars », « Ça fait mal »… ses tubes font partie de notre vie depuis des années, on les connaît inconsciemment. Vous l’avez compris : VITAA sera la tête d’affiche du Concert du Doudou 2026 !  
Le vendredi 29 mai, elle débarque sur la Grand-Place pour une ambiance de folie. Avec elle, Charles Dj Valeuu et Mister Cover complèteront la soirée.

Infos pratiques

  • Lieu : Grand-Place de Mons
  • Date : Vendredi 29 mai 2026
  • Heure : Dès 20h50
  • Entrée gratuite et libre – accessible à toutes et tous

En famille, entre amis, entre collègues ou en solo, ne manquez pas ce lancement festif de la Ducasse 2026 !

❗CONCERT DU VENDREDI 29 MAI❗
✔️ VITAA
✔️ Mister Cover
✔️ CHARLES
✔️ DJ VALEUU
®️ Ville de Mons – Page officielle

🐉 𝐌𝐨𝐧𝐬, 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐞𝐝𝐬-𝐭𝐨𝐢, 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐣’𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 🎤

Le Doudou approche à grands pas et avec lui, le traditionnel concert du vendredi ! Un moment où l’on passe la soirée à danser, chanter et se retrouver !

𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞, 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚̀ 𝐮𝐬𝐞𝐫 𝐯𝐨𝐬 𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬 : « À fleur de toi », « Dès que tu pars », « Ça fait mal »… ses tubes font partie de notre vie depuis des années, on les connaît inconsciemment. Vous l’avez compris : VITAA sera la tête d’affiche du Concert du Doudou 2026 !

Le vendredi 29 mai, elle débarque sur la Grand-Place pour une ambiance de folie. Avec elle, Charlotte Foret, DEEJAY VALEUU et Mister Cover complèteront la soirée.

👉🏻 Rendez-vous le vendredi 29 mai 2026, dès 20h50, sur la Grand-Place de Mons.
Concert gratuit, accessible à toutes et à tous !

En collaboration avec VivaCité – RTBF – RTBF – LaUne

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Doudou2026 au Marché aux Herbes du 28 mai au 2 juin 2026

Doudou2026 au Marché aux Herbes du 28 mai au 2 juin 2026

🐲 𝗝-𝟮𝟯 𝗗𝗢𝗨𝗗𝗢𝗨 𝟮𝟬𝟮𝟲 🐲

🔥 Le compte à rebours est lancé! Et les commerçants du Marché aux Herbes vous ont concocté un programme aux petits oignons!

📆 𝐉𝐄𝐔𝐃𝐈 𝟐𝟖/𝟓 𝐎𝐏𝐄𝐍𝐈𝐍𝐆 𝐏𝐀𝐑𝐓𝐘
Minilauw/ Fab D / Drum

📆 𝙑𝙀𝙉𝘿𝙍𝙀𝘿𝙄 29/5 𝐖𝐄 𝐋𝐎𝐕𝐄 𝐃𝐎𝐔𝐃𝐎𝐔♥️
OXOON (Fun radio) / GV / Jok-R / Vivian (bal des acteurs)

📆 𝗦𝗔𝗠𝗘𝗗𝗜 𝟯𝟬/𝟱 𝐒𝐚𝐭𝐮𝐫𝐝𝐚𝐲 𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐫𝐞
Jok-R / Dj Tam / Sacha DMB / Van C

📆 𝐃𝐈𝐌𝐀𝐍𝐂𝐇𝐄 𝟑𝟏/𝟓
Apéro de la ducasse des 10h
Combat sur écran géant
Jacky (Alhambra)/ Jo (QL) / Bruno and friends / Lil Steeve / Vivian / Kante

📆 𝐋𝐔𝐍𝐃𝐈 𝟏/𝟔 𝐋𝐀 𝐆𝐈𝐆𝐀 𝐁𝐎𝐔𝐌
Colo / Gimme ABBA cover Band / Lil Steeve

📆 𝐌𝐀𝐑𝐃𝐈 𝟐/𝟔 𝐂𝐥𝐨𝐬𝐢𝐧𝐠 𝐏𝐚𝐫𝐭𝐲
Collectif dj’s / Kante

Alors vous venez quel jour et avec qui? 😜🔥

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