L’ancienne chapelle Saint-Quentin (rue Lamir 29-31 à Mons) accueille du 05 au 27 mars l’exposition « Peindre le silence, c’est le transformer ! » de Valérie Limbourg-Gilquain.
Penser et panser
Praticienne en art-thérapie, Valérie Limbourg-Gilquain croit profondément en la puissance de l’art comme moyen d’expression et de transformation personnelle. Par la peinture, les émotions chargées de douleurs trouvent un canal pour s’extérioriser, offrant la possibilité de « dire » ce qui ne peut être formulé par les mots.
A travers chaque trait, chaque couleur, chaque matière, les toiles donnent forme à l’indicible. Le mutisme se métamorphose en langage. La toile devient un espace de lutte et de mémoire pour rendre visibles celles qu’on a voulu invisibiliser.
L’exposition retrace avec humilité le cheminement de femmes courageuses, en marche vers une forme de renaissance et de reconnaissance, faisant écho à la méthode japonaise du Kintsugi qui consiste à réparer la brisure, reconnaître celle-ci comme faisant partie de l’histoire de l’individu.
Interactive, l’exposition s’accompagne d’une scénographie porteuse de messages inspirants de résilience, enrichie de textes personnels et d’objets-reflets invitant les visiteurs à une introspection profonde. Une approche révélant ce que l’art peut offrir en tant que levier : ouverture et liberté face aux violences souvent enfouies dans le silence.
L’engagement artistique de Vali, nourri par ses études à l’Académie des Beaux-Arts de la Ville de Tournai, lui a permis de développer une sensibilité unique à la transmission et une maîtrise affirmée des techniques picturales.
Ses oeuvres sont un hommage à toutes celles qui ont traversé la violence, à celles qui la dénoncent et celles qui, par l’art, transforment l’oppression en force.
Vernissage le 05/03 à 19h
Ouverture du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h.
Entrée libre.
Cette activité est organisée dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, à l’initiative du Conseil consultatif pour l’Egalité entre les Femmes et les Hommes de la Ville de Mons.
Des ateliers d’art-thérapie, d’écriture et d’arpentage sont également prévus du 07 au 26/03 :www.mons.be
La Ville de Mons présente, du 21 novembre 2025 au 7 mars 2026, Adamo. Racines et résonances, à la Salle Reghem de la bibliothèque de Jemappes ( ex maison communale de Jemappes) L’exposition propose une déambulation sensible dans les premières années de Salvatore Adamo à Jemappes et dans le Borinage, à travers archives sonores et vidéos, objets personnels, manuscrits, photos, disques et témoignages. Elle met en lumière ses racines siciliennes, le quotidien d’une famille ouvrière dans la Belgique d’après-guerre, son éveil artistique et ses premiers pas sur scène.
L’exposition Adamo. Racines et résonances constitue un premier jalon vers la future Maison Adamo, qui prendra place dans la maison familiale de Jemappes et permettra de prolonger le récit des origines et de la carrière de Savaltore Adamo au sein d’un espace polyvalent. Fils aîné d’une famille d’immigrés italiens, Adamo grandit au rythme des solidarités ouvrières, des langues mêlées dans les quartiers populaires et de la rudesse du quotidien. L’exposition raconte comment, dans ce contexte, un adolescent timide et déterminé découvre la poésie, la musique et les premières scènes.
La visite s’ouvre sur une frise biographique, à la fois ligne du temps et ligne de vie, qui situe les grandes étapes de sa vie. Trois séquences structurent le parcours : les racines et l’exil ; l’enfant et la voix ; l’essor d’un poète populaire. On y découvre archives inédites, affiches de concerts, photos de scène, extraits d’interviews et images de Jemappes, qui relient souvenirs personnels, patrimoine local et mémoire collective.
Un dispositif sonore et audiovisuel accompagne la visite : capsules, points d’écoute et ambiances discrètes tissent un lien sensible entre mémoire et émotion. La visite se conclut dans un espace de repos et de médiation, avec playlist multilingue et lettre d’Adamo aux visiteurs.
L’exposition propose un travail de fond sur la genèse artistique et une lecture sensible des liens entre ancrage territorial et émergence artistique. Elle constitue également un premier jalon vers la future Maison Adamo, qui prendra place dans la maison familiale de Jemappes, et pose les bases d’un récit muséographique appelé à s’inscrire durablement dans le patrimoine local.
Horaires d’ouverture Mardi, mercredi, vendredi de 10h à 17h. Jeudi de 10h à 16h. Samedi de 10h à 12h30. Fermé le 04.12 et du 21.12 au 05.01
Voici 43 ans, les Galeries Anspach fermaient leurs portes
Dossier réalisé par Hubert Wattier
Photos et Commerces Montois
Le 1er janvier 1983, coup de tonnerre sur Mons : la mort d’un grand magasin emblématique. Il n’aura vécu que vingt ans…
Avec ses quatre niveaux (dont un en sous-sol), ses escalators (sans doute les premiers à Mons), ses ascenseurs (avec liftiers !), ses deux niveaux supérieurs dévolus au parking, c’était un grand magasin pas comme les autres.
25 mai 1962 ; les Galeries Anspach débarquent au centre-ville. Une révolution… Sur une photo prise lors du chantier, on voit les palissades portant fièrement l’inscription « Montois, Borains, confiants dans l’avenir de votre ville et de votre pays, les Galeries Anspach réalisent ici le plus important magasin de la région. Vive Mons, vive le Borinage ».
Nouvelle ère…mais massacre urbanistique
photo issue de l’étude de Christiane Piérard sur le quartier Saint-Germain
Enfoncées, les vénérables enseignes comme Priba, Sarma, La Bourse… Les Galeries Anspach, c’est nouveau, c’est moderne… Tout le monde applaudit des deux mains. En pleines trente glorieuses, nul n’est conscient du massacre urbanistique qui vient d’être commis, de la perte irrémédiable d’un îlot ancien.
Ainsi côté rue de la Chaussée, huit maisons du 18ème siècle ont été sacrifiées sur l’autel de la grande consommation naissante. Et côté rue Samson, c’est la vénérable enseigne « A la Ville de Londres » qui est passée de vie à trépas.
Dans son ouvrage « Localisation du commerce montois », publié en 1984, Armand Descamps relate la destinée des GA : « Leur inauguration sembla marquer une nouvelle ère pour le commerce montois. (…). La ville crut accéder au commerce moderne et y défila. Puis on supprima le snack-bar, l’alimentation en self-service ; on tenta de le faire évoluer vers le magasin de luxe, on y ouvrit une agence de voyages indépendante… »
photo Rodolphe ZingaPhotos et Commerces Montois
Catastrophes en cascade
En 1962, les GA de Mons annonçaient deux cents emplois. Vingt ans plus tard, il n’en restait plus que 75.
Le 1er janvier 1983, c’est la Bérézina : l’annonce théâtrale de la faillite du groupe. Mons n’y échappe évidemment pas.
Quelques semaines plus tard, c’est la liquidation : une foule énorme se presse à l’entrée, avide de bonnes affaires…
Catastrophe économique et commerciale certes, mais aussi urbanistique puisque le mal était fait depuis vingt ans : aucun retour en arrière n’était possible… Dans son étude sur l’urbanisation du quartier Saint-Germain, publiée en 1986, Christiane Piérard écrit : « La modification radicale de l’aspect parcellaire, la déchirure dans le tissu urbain, la suppression des maisons serrées, étroites, aux toitures pentues (…) valaient-elles l’implantation éphémère d’une surface commerciale à cet endroit ? La postérité jugera mais dès maintenant (…), il apparaît qu’il y eut une erreur à la base de cette réurbanisation du quartier : la massivité de la construction (…) et l’uniformité de la couverture (…) dérogent totalement aux caractéristiques de l’architecture montoise traditionnelle. »
Souvenirs, souvenirs
Depuis plus de quarante ans, de nombreuses enseignes se sont succédé dans cet immense cube. Ainsi Média Markt dans les étages, ou la papeterie « La Palette » au sous-sol.
Après maints changements, le site est heureusement toujours entièrement occupé.
Des Galeries Anspach, il reste des souvenirs émerveillés, comme la venue de saint Nicolas avec ses crickets qui faisaient clic-clac…
Chez Co-GuestHouse, nous aimons donner leur chance aux artistes émergents dont la sensibilité et la démarche interrogent, bousculent et éveillent. En ce mois de novembre, nous accueillons l’Etterbeekoise Eleni Arvanatis, une photographe de 32 ans à la fois instinctive et profondément réfléchie, qui explore l’esthétique des émotions à travers une série d’autoportraits saisissants.
Une âme en quête d’expériences
A la question «Qui es-tu ?» Eleni répond simplement : «Je suis une âme qui expérimente la vie». Et cela dit tout sur sa personnalité singulière, à la croisée des chemins entre vulnérabilité et audace.
D’origine grecque par son père et belge par sa mère, elle revendique fièrement ses racines multiples. Très tôt, elle s’est orientée vers les arts – musique, dessin, création visuelle – et c’est à l’Ecole Saint-Luc à Tournai qu’elle affine sa sensibilité artistique. Ironie du sort : elle y entre pour suivre une amie… qui ne viendra jamais.
Mais ce détour deviendra un tremplin. En dessinant, Eleni comprend qu’elle est fascinée par le réalisme, par la précision du trait — jusqu’à trouver dans la photographie « le dessin le plus juste, le plus vrai ».
De la différence à la lumière
Un problème de vue à la naissance aurait pu la détourner de ce chemin.
On lui a souvent dit qu’elle n’y arriverait pas. Mais Eleni a choisi d’écouter son intuition plutôt que les voix du doute. «Je n’ai jamais voulu croire au destin qu’on m’assignait.» Et cette force tranquille, elle la transmet aujourd’hui à travers ses images : un regard qui révèle la beauté de ceux qui doutent d’eux-mêmes.
Photographier pour révéler
Dans son métier, Eleni travaille essentiellement avec des entreprises, des indépendants et des personnes en transition. « Celles et ceux qui portent un projet, une idée, mais manquent encore de confiance pour la faire éclore. Mon appareil photo est mon meilleur outil pour leur rappeler à quel point ils sont beaux, capables, vivants.» Elle y associe également une activité de community management, convaincue que les réseaux sociaux peuvent devenir un espace d’expression authentique, « capable d’offrir des opportunités insoupçonnées si l’on ose s’y dévoiler ».
Une anecdote en témoigne : c’est grâce à sa communauté en ligne qu’elle a été invitée à couvrir un événement familial important d’une personnalité publique locale (elle habite près de Silly), un moment fort et rempli d’amour qu’elle n’aurait jamais imaginé vivre autrement.
«Aloha» : le mot qui ouvre le cœur
Si vous suivez Eleni sur les réseaux, vous remarquerez que tous ses posts commencent par « Aloha ». Un mot d’Hawaï qu’elle n’a jamais visité, mais dont elle partage la philosophie : «Je t’accepte tel que tu es, dans ton entièreté.» Tout est dit : chez Eleni, le regard photographique est avant tout un regard d’acceptation.
«Vibrations Neuropoétiques» : là où la science rencontre l’âme
Avec cette exposition, Eleni ose un pont audacieux entre neurosciences et poésie de l’âme. Ses autoportraits explorent les émotions comme des territoires intérieurs.
Chaque cliché devient une vibration, un écho à ce que nous portons de plus intime.
«Potentiellement, c’est le début de votre propre voyage intérieur.» dit’elle. «Cela peut déstabiliser ou au contraire résonner profondément.»
Sa démarche artistique est claire : élargir sans cesse sa zone de confort, se libérer des barrières mentales et inspirer chacun à prendre soin de soi, à guérir ses blessures, pour enfin aller vers une vie qui fait vibrer.
Et pour le faire elle vous invite à regarder, mais également à écouter, tout en respirant profondément «impire, expire, impire, expire»…
En effet, cette exposition pourra se vivre en véritable «expir…ience» de renaissance…si on le veut bien.
Pourquoi exposer à Mons et plus précisément chez Co-GuestHouse?
Pour sa toute première exposition, Eleni a choisi Mons, et plus précisément la Co-Gallery de notre Maison partagée. «J’ai choisi de faire mon expo chez Françoise que j’ai rencontrée au Cercle Les Dames de la Réunion en décembre dernier. Si elle avait été à Tournai, ça aurait été à Tournai.» Ce qui l’a touchée ? Son ouverture d’esprit et sa bienveillance. Françoise, travaillant alors auprès de personnes aveugles et malvoyantes, a su accueillir Eleni sans jugement, avec la curiosité et la confiance nécessaires pour lui offrir cet espace d’expression.
Et à la question sur ce qu’elle espère susciter auprès des visiteurs, Eleni répond simplement: «l’espoir»
Au cœur de ses photos, il y a un fil invisible : l’espoir. Celui de croire en soi malgré les doutes. Celui de renaître à la lumière après les ombres. Celui, enfin, de comprendre que chaque regard posé sur soi peut devenir une guérison.
Soyez les bienvenus dans notre maison partagée pour découvrir (avec vos écouteurs) cette exposition qui sera jointe à une bande sonore:
Le jeudi 27 novembre de 18h00 à 19h00, lors du Vernissage exclusif organisé en primeur pour les Dames de la Réunion. Il sera suivi d’une séance spéciale de présentation des membres. Les non membres sont acceptées sur invitation.
Le vendredi 28 novembre de 18h00 à 21h30 à l’occasion du Vernissage officiel ouvert à toutes et tous.
J'ai créé ce blog en 2014 après m'être rendu compte que les évènements montois n'étaient pas assez mis en évidence dans les divers médias. Le succès a été immédiat et j'y annonce les diverses manifestations culturelles à Mons les spectacles, concerts, fêtes et expositions diverses et ce gratuitement.
Je suis aussi très actif sur les réseaux sociaux avec les pages Doudou Mons et Mons Info. Enfin je suis co-organisateur de plusieurs évènements à Mons comme le Beatles Day, le festival de la chanson française et fête de ma musique.
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Merci