CAP Musée des Beaux-Arts Rue Neuve, 8 – 7000 Mons Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h Infos : www.cap.mons.be Tickets : +32 (0)65 33 55 80
Du 11 avril au 16 août 2026, la Ville de Mons présente au CAP l’exposition Regards pluriels. L’art belge et l’utopie communiste au XXe siècle. L’exposition explore près d’un siècle de création artistique en lien avec le mouvement communiste en Belgique et met en lumière la diversité des formes et des engagements qui ont traversé le siècle
Né dans le sillage de la Révolution russe et structuré en Belgique au début des années 1920, le mouvement communiste, bien que minoritaire sur le plan électoral, a exercé une influence durable sur la vie culturelle. L’exposition invite ainsi à reconnaître que la sensibilité sociale des artistes est un facteur agissant dans leur manière d’être artistes : elle guide des choix, mais suscite aussi des rejets et des tensions.
Placée sous le commissariat de Paul Aron, docteur en philosophie et lettres, Directeur de recherches honoraire du FNRS et Professeur de l’Université (ULB), l’exposition réunit des œuvres de Frans Masereel, René Magritte, Kurt Peiser, Guillaume Vanden Borre, Roger Somville, Jan Vanriet, Marthe Velle, Jo Dustin et de nombreux autres artistes. Tous entretiennent, à des degrés divers, un rapport avec le mouvement communiste, qu’il s’agisse d’un engagement direct, d’une proximité intellectuelle ou d’une réflexion critique sur l’utopie communiste.
Regards pluriels propose un parcours chronologique et thématique où dialoguent peinture, gravure, sculpture, affiches et œuvres monumentales. Certaines œuvres expriment un engagement visible, tandis que d’autres investissent des registres plus personnels, où s’expriment rêves, mélancolie ou ironie. L’exposition montre ainsi qu’il n’existe pas un art communiste unique, mais une pluralité de démarches confrontées à une même utopie et à ses contradictions.
L’exposition s’ouvre sur les grandes figures et symboles révolutionnaires. Le rouge, devenu la couleur des luttes sociales, traverse les œuvres comme un signe d’affirmation, tandis que l’écho des avant-gardes russes nourrit l’imaginaire de plusieurs artistes belges. Une section importante est consacrée à Frans Masereel, dont les gravures et dessins diffusés dans la presse progressiste témoignent d’un engagement profondément lié aux combats antifascistes et sociaux de son époque. L’exposition aborde également l’image au service de la propagande : dessins, affiches et caricatures publiés dans la presse communiste montrent comment l’art devient un outil de mobilisation et de diffusion des idées.
La question du réalisme occupe une place importante dans l’exposition. Peinture monumentale, art mural et représentation de la condition ouvrière y dialoguent avec d’autres démarches, révélant la diversité des interprétations de l’art social. Le parcours de l’exposition explore également les relations complexes entre surréalisme et engagement communiste, ainsi que les tensions suscitées par l’art non figuratif dans un contexte idéologique polarisé. Des grands conflits sociaux des années 1960 à la chute du Mur de Berlin, il montre enfin combien ces enjeux continuent d’irriguer la création artistique.
La diversité des œuvres réunies dans l’exposition récuse l’idée que le communisme serait lié à une seule orientation esthétique. Les artistes présentés révèlent au contraire une pluralité de positions, de sensibilités et de langages artistiques – autant de regards pluriels.
Visites pour individuels* : 3e dimanche du mois (19/04, 17/05, 21/06, 19/07, 16/08) à 15h30. Prix d’entrée à l’expo + 4€.
Médiateurs en salle : les dimanches (sauf le 24/05), de 14h30 à 17h30. Compris dans le prix d’entrée.
Ciné-Expo* : projection de Déjà s’envole la fleur maigre suivie d’une visite de l’exposition. 12/04 à 11h (séance film + apéro) et 15h30 (visite). Tarifs : film + apéro : 8 euros / visite : entrée expo + 4 euros
Déjà s’envole la fleur maigre (1960), chef-d’œuvre du cinéma social belge de Paul Meyer a été restauré il y peu par la Cinémathèque royale de Belgique. Ce film poétique et poignant, longtemps invisible, dépeint avec réalisme la vie difficile des immigrés italiens et des mineurs dans le Borinage.
Conférence par Paul Aron, commissaire de l’exposition : 23/04 à 18h30 – 6€ – gratuit/ membres des Amis des musées. Réservations au 32(0)65 40 53 38.
Carnet de visite en français, anglais et néerlandais.
Carnet de visite “famille”, dès 6 ans : disponible à partir du 25/04, en français et néerlandais.
EXPO Fragile(s). Histoires de patrimoines restaurés 16.05 > 18.10.2026
Du 16 mai au 18 octobre 2026, la Ville de Mons et son Artothèque présentent Fragile(s). Histoires de patrimoines restaurés. L’exposition dévoile la Crucifixion, tableau du XVIe siècle désormais entièrement restauré, et illustre à travers lui les métiers de la restauration ainsi que les techniques scientifiques mobilisées.
Début 2018, un tableau volé en 1980 est restitué à la collégiale Sainte-Waudru. Cette peinture sur panneaux de bois, représentant une scène de crucifixion, retrouve alors Mons après plusieurs décennies d’absence. La Fabrique d’église et la Ville de Mons confient à l’Artothèque sa prise en charge complète, depuis son étude scientifique jusqu’à sa restauration, en vue de sa réinstallation dans la collégiale.
Dès son retour, le tableau a fait l’objet d’un chantier de restauration approfondi, pensé aussi comme une expérience de médiation culturelle. À différentes étapes du processus, le public a été invité à suivre l’évolution des interventions, découvrant au passage les gestes, les outils et les exigences propres aux métiers de la conservation-restauration.
La restauration étant à présent terminée, l’Artothèque propose une exposition rétrospective, Fragile(s). Histoires de patrimoines restaurés. Celle-ci propose de redécouvrir le tableau restauré tout en mettant en lumière les analyses scientifiques et historiques menées en collaboration avec l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA).
Autour de cette pièce maîtresse, plusieurs œuvres issues des collections communales viennent enrichir le parcours. Elles offrent un regard élargi sur les enjeux de la restauration et illustrent la diversité des approches selon les matériaux, les époques et les contextes.
L’exposition met en évidence la précision et la complexité des métiers du patrimoine. Dendrochronologie, analyses de pigments ou encore imagerie scientifique (radiographie, infra-rouges, ultra-violets) révèlent la structure intime des œuvres et permettent de retracer leur histoire matérielle, depuis leur création jusqu’aux interventions successives dont elles ont fait l’objet.
À travers cette exposition, la Ville de Mons souhaite sensibiliser le public à la richesse du patrimoine mobilier et à la démarche déontologique des restaurateurs. Une occasion unique de comprendre comment chaque détail d’une œuvre raconte une histoire, un contexte, une époque.
« Depuis plus de cinq ans, je collectionne les céramiques d’Antoine Dubois et celles de La Céramique Montoise (c’est la même manufacture avec le même Directeur : Mr Dubois). Cette passion trouve son origine dans les faïences qui ornaient, lorsque j’étais enfant, la cheminée de ma grand‑mère. Après sa disparition, puis celle de mon père, j’ai ressenti le besoin profond de recenser, d’identifier et de rassembler les œuvres de cet artiste, comme pour préserver un fragment de mémoire familiale et patrimoniale.
Au fil de mes recherches, et grâce au groupe Facebook La Céramique Antoine Dubois ainsi qu’au site www.ceramiqueantoineetrenedubois.be, j’ai pu retrouver trois de ses arrière‑petits‑enfants. Ensemble, nous avons entrepris de reconstituer l’histoire remarquable de cette famille et de redonner vie à un céramiste injustement oublié.
L’exposition qui se prépare est l’aboutissement naturel de cette passion. Grâce au Musée de Nimy, elle devient aujourd’hui une réalité. Monsieur Vanbienne, Président du Musée, a immédiatement accueilli le projet avec enthousiasme et m’a accordé sa confiance, pour laquelle je lui suis profondément reconnaissant » Eric Prevost
Entrez, entrez ! Bienvenue au MUMONS où l’électricité s’offre en spectacle dans une ambiance de fête foraine. Instruments rares, manipulations, grandes découvertes, recherche de pointe et débats d’actualité : l’exposition Électrique ! vous embarque dans une expérience immersive et sensorielle. Une exposition scientifique et… un brin magique ! Pour les plus audacieux, il se murmure même qu’une cartomancienne se cache dans le musée, prête à vous révéler votre avenir…
Des collections impressionnantes
Durant votre visite, ne vous laissez pas intimider par le charme de nos collections scientifiques. Machine de Wimshurst, dynamo de Gramme, résonateur d’Oudin, tubes de Crookes, bobine de Ruhmkorff… qu’elles aient une esthétique à couper le souffle, des dimensions XXL, ou l’air d’avoir plus d’un secret sous le capot, ces pièces rares vous feront frissonner d’émerveillement !
Rénovés, briqués, polis et mis sur leur 31 pour l’occasion, plus d’une cinquantaine d’objets sont exceptionnellement sortis des réserves de l’UMONS et de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour raconter leur histoire.
Fée électricité et Frankenstein
Petits et grands, tendez l’oreille : ici, les « Ooooh », les « Waaaaa » et les « C’est booooow » fusent dans tous les sens. Et, au détour d’un couloir, une petite voix : « Hé Papy, c’est comme ça qu’on produisait l’électricité à ton époque ? »
Pour cette exposition, Pierre Gillis (physicien), Pauline Tisthoud (historienne) et Romane Duculot (historienne de l’art), ont uni leurs regards et brouillé les frontières entre sciences appliquées, sciences humaines et art pour raconter comment une force invisible a transformé – et transforme encore – notre monde.
Des tours de magie des électriciens du 18e siècle #abracadabra, aux crêpages de chignon entre savants #amourgloireetélectricité, en passant par trois siècles de recherche pour apprivoiser la fée électricité… l’histoire se déploie ici comme un véritable spectacle. Et vous êtes aux premières loges.
Familles, scolaires, experts, passionnés, curieux… Quelle que soit votre identité déclinée, vous serez aimantés par des expériences insolites, des films animés, des récits étonnants… d’ailleurs à ce stade, nous n’avons toujours pas tranché sur l’expérience la plus inédite que vous vivrez entre la contemplation de notre chambre à brouillard ou la fouille du smartphone de Frankenstein.
Au cœur du monde d’aujourd’hui
Un grand sage a dit un jour : « Comprendre le passé peut éclairer l’avenir ».
L’expo Électrique ! a quelque chose d’avant-gardiste ; elle est en phase, voire carrément en avance sur son temps. Profondément ancrée dans l’actualité, elle ouvre le dialogue avec les experts de l’UMONS autour des enjeux actuels – découvrez déjà les projets fous liés à l’exploration des fonds marins ou des astéroïdes en entrant dans l’histoire globale des techniques – et fait le tour des débats transdisciplinaires du moment : quand énergie rime avec climat et environnement, géostratégie et politique.
Prêts pour le grand frisson ?
N’attendez plus : ce parcours vertigineux, presque acrobatique, n’attend que vous. D’hier à aujourd’hui, une expo qui regarde loin (mais loiiin !) vers l’avenir. Le chapiteau ouvrira ses portes tout l’été pour recueillir vos impressions et peaufiner nos visites guidées… avant l’ouverture officielle :
Marc Chagall (1887-1985) est largement connu pour son œuvre foisonnante et imaginative, qui traverse un siècle de bouleversements historiques, politiques et artistiques, entre sa Russie natale et la France, son pays d’adoption. Fusionnant sa culture d’origine et les expériences faites au cours d’une longue carrière de peintre, son œuvre, originale et inclassable, se nourrit de références multiples.
Parallèlement à la peinture, ou plutôt en lien direct avec celle-ci, Chagall a exploré un grand nombre de techniques, notamment dans la deuxième partie de sa carrière : gravure, céramique, sculpture, tapisserie, mosaïque, vitrail… A travers cette variété de matières et supports, son art dépasse les limites du tableau et des salles des musées pour prendre place dans les espaces publics ou pour donner vie à des objets utilitaires de la vie quotidienne. Si l’expérience directe des matériaux ouvre à l’artiste des possibilités plastiques toujours nouvelles, Chagall explore en profondeur les procédés traditionnels qui régissent chaque pratique, instaurant le plus souvent, avec les artisans et praticiens qui l’assistent, un rapport de complicité créatrice.
Riche d’environ 200 œuvres et objets, cette exposition présentera, en regard des peintures emblématiques de l’artiste, ses gravures, tapisseries, sculptures et objets en céramiques, ainsi que ses projets de vitraux, de costumes et de décors de ballet. Les outils de travail et les études préparatoires permettront de rendre compte de son processus de création et de la manière où les sources et pratiques populaires y sont tour à tour intégrées. Ces dernières seront aussi évoquées par des objets divers, issus notamment des collections d’art ancien, ethnographique et populaire de la Ville de Mons, ainsi que de la collection personnelle de l’artiste, appréhendés comme les réceptacles d’un patrimoine culturel élargi qui nourrit l’imaginaire de l’artiste et dialogue avec lui.
Commissaires Cecilia Braschi, historienne de l’art, commissaire d’exposition indépendante. Ambre Gauthier, historienne de l’art, directrice des Archives Marc et Ida Chagall, Paris.
INFORMATIONS PRATIQUES
EXPO Marc Chagall. Matières 10.10.2026 > 14.02.2027
CAP Musée des Beaux-Arts Rue Neuve, 8 – 7000 Mons Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h Infos : www.cap.mons.be Tickets : +32 (0)65 33 55 80
J'ai créé ce blog en 2014 après m'être rendu compte que les évènements montois n'étaient pas assez mis en évidence dans les divers médias. Le succès a été immédiat et j'y annonce les diverses manifestations culturelles à Mons les spectacles, concerts, fêtes et expositions diverses et ce gratuitement.
Je suis aussi très actif sur les réseaux sociaux avec les pages Doudou Mons et Mons Info. Enfin je suis co-organisateur de plusieurs évènements à Mons comme le Beatles Day, le festival de la chanson française et fête de ma musique.
N'hésitez pas à me contacter via le formulaire CONTACT pour me signaler un évènement manquant ou toute remarque concernant ce blog.
Merci