A l’initiative de l’UCL-MONS (anciennement FUCaM), un quintette formé par des musiciens de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie donnera à entendre les différentes manières dont les compositeurs ont revisité le répertoire folklorique, de manière plus ou moins lointaine ou littérale. La frontière entre musique dite classique – ou musique savante, grande musique – et musiques populaires est loin d’être étanche… Et les exemples d’emprunts des compositeurs classiques au folklore sont légion. S’ils ont toujours existé, c’est au 19e siècle qu’ils sont clairement revendiqués, et cette reconnaissance rend ses lettres de noblesses aux compositions traditionnelles, trop souvent méprisées.
C’est aussi l’occasion d’un voyage musical à travers les musiques du monde. Une soirée qui fait décidément tomber toutes les frontières !
Né à Pau en 1975, Jean-Frédéric Molard débute très jeune l’apprentissage du violon sous la conduite de son père, Jean-Noël Molard, au conservatoire de Tours puis au conservatoire supérieur de Paris (C.N.R.).
En 1994, il entre au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles (C.R.M.B.) où il obtient dès la première année son premier prix de violon dans la classe d’Endre Kleve. C’est sous la direction de celui-ci qu’il poursuit ses études jusqu’à l’obtention, en 1999, de son diplôme supérieur de violon avec distinction et celui de musique de chambre avec grande distinction dans la classe de Serge Bémant.
Jean-Frédéric Molard complète sa formation dans le cadre de Masterclass durant lesquels il reçoit l’enseignement des quatuors « Alban Berg » et « Parisii » ainsi que du violoniste hongrois Gyorgy Pauk.
Depuis 1998, Jean-Frédéric Molard est membre de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie. Il y est également invité à se produire en soliste et en tant que violon solo. Il est également violon solo de l’ensemble « Brussels Virtuosi » avec lequel il se produit en soliste dans de nombreux festivals en Belgique, France, Espagne…
En 2003 Jean-Frédéric Molard réintègre le Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles en qualité d’assistant de la classe de violon et de lecture cordes.
Jean-Frédéric Molard poursuit également une carrière de chambriste en compagnie des pianistes Valérie Molard et Jean-Noël Remiche avec lequel il a fondé, en 2001, le Duo Gemini. Il se consacre à la découverte et à la diffusion du répertoire belge contemporain (Festival Emergence, Week-end de musique belge contemporaine de Jette, Ars Musica…) Il est lauréat de la fondation « Mathilde Horlait d’Apsens » ainsi que du concours international de musique de chambre de Rome (T.I.M.)
Depuis le mois d’octobre 2003, il a rejoint le groupe « Soledad », se produisant dans de nombreux festivals tant en Belgique qu’à l’étranger (Japon,Italie, Canada, France, Pays-Bas, Croatie, Colombie…) et enregistrant sous le label « Virgin Classics » (Soledad, Del Diablo, Passage, Logical).
En 2015, Jean-Frédéric Molard a sorti un album solo consacré à la sonate pour violon de Bartok et la 2ème partita de Bach sous le label Fuga Libera En 2013, le disque « Road Movies » en compagnie du pianiste Jean-Noël Remiche (Duo Gemini) est paru sous le label « Pavane » et a été nominé aux Octaves de la musique (Belgique). Leur deuxième opus « Illuminations » a paru sous le label Musicube en 2019.
Il est également invité à se produire en soliste avec l’orchestre national de Colombie.
Jean-Frédéric Molard joue sur un violon de Jean-Baptiste Vuillaume de 1840.
Red Gjeci, violon
Né à Tirana, Albanie, le 6 novembre 1977, Red Gjeci commence l’étude de violon à l’âge de 6 ans avec Skender Gurra, avec lequel il a étudié pendant huit ans.
A l’âge de 10 ans, il gagne le premier prix du Concours Des Jeunes Talents d’Albanie.
Ce prix lui donne la possibilité de se produire en soliste dans différentes villes d’Albanie.
Il continue ses études au Lycée Artistique « Jordan Misja » dans la classe de Zishan Kumbaro. Très vite, il est choisi pour représenter cette école professionnelle de musique en qualité de soliste, dans plusieurs états d’Europe : France, Italie, Suisse, …
A l’âge de 18 ans, il obtient son diplôme avec excellence.
Après avoir brillamment réussi l’examen d’entrée, Red Gjeci intègre l’Académie des Beaux-Arts de Tirana et continue à travailler le violon avec Zishan Kumbaro, ainsi que la musique de chambre avec Astrit Selita.
Dès l’âge de 15 ans, il fait partie du prestigieux orchestre « Les Jeunes Virtuoses de Tirana » avec lequel il effectue des tournées pendant plusieurs années en Autriche, France, Espagne, Italie, Belgique, Hongrie, Suisse, …
Depuis 1997, il vit en Belgique. Il poursuit son cursus au Conservatoire Royal de Musique de Mons avec les professeurs de violon Philippe Descamps et Yuri Braginsky, et Luc Dewez en musique de chambre.
Red Gjeci se produit régulièrement en soliste dans des styles musicaux différents.
Il joue avec plusieurs ensembles de musique de chambre et fonde le Quatuor Novaé avec lequel il a suivi des master classes du Quatuor Danel à l’Orpheus Instituut à Gent.
Il se produit avec
l’Orchestre National de Belgique ;
Les Solistes de Waterloo ;
Ensemble Astoria ;
Orchestre de Chambre de Waterloo ;
Het Symfonieorkest van Vlaanderen ;
Il Novecento ;
Ensemble Musiques Nouvelles ;
L’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, avec lequel il accompagne des solistes comme : Augustin Dumay, Frank Braley, Gidon Kremer, Maria Joao Pires, Ivry Gitlis, … ;
The Brussels Virtuosis , avec lesquels il apparaît en soliste en Europe ;
B’ Strings Ensemble ;
I Virtuosi di Waterloo, …
Il paraît en tant que soliste avec Alexei Moshkov, Gilles Apap, Michaël Guttman, Daniel Blumenthal, Jean Fréderic Molard, Marc Grauwels, …
En dehors de la musique classique, il interprète différents types de musique , tels American Country & Western Music, Musique Folklorique des Balkans, Roma’s Gipsy Music, Musiques Traditionnelles Albanaises, Jazz, Rock, Pop, Canadian Fiddle Music, Tango Nuevo, …
Il est fondateur de l’ensemble « Balkans Wave ».
De 2004 à 2014, il est violoniste du légendaire groupe belge « Vaya Con Dios ».
Il a joué avec : Bjork, Zucchero, Louis Chedid, Tindersticks, Archive, Los Reyes Gipsy Kings, Adamo, Maurane, Machiavel, …
Kela Canka, alto
D’origine albanaise, Kela Canka débute son éducation musicale à Tirana. Elle fait partie des « Jeunes virtuoses de Tirana », ensemble avec lequel elle fait des tournées qui l’emmènent en Belgique, qu’elle ne quittera plus. Diplômée du Conservatoire royal de Mons, elle se produit dans divers ensembles en Belgique et à travers le monde. Depuis plusieurs années, elle est très régulièrement invitée au pupitre des altos à l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.
Hans Vandaele, violoncelle
Hans Vandaele est chef de pupitre des violoncelles et basses de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.
Hans Vandaele a étudié le violoncelle au Conservatoire de Musique d’Ostende, puis auprès de Hans Mannes au Lemmeninstitut de Louvain et au KVMC d’Anvers.
Il a remporté le 1er prix « Bulcke Kenipel » ainsi que le 1er prix « Dexia Classics ».
Il a travaillé dans différents orchestres : Beethoven Academie, Brussels Philharmonique… Il enseigne le violoncelle dans les académies de Willebroek et Torhout.
Depuis 2010, Hans Vandaele est violoncelle solo de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.
Philippe Cormann, contrebasse
Philippe Cormann, lauréat du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles en contrebasse et en musique de chambre, commence sa carrière au sein de l’ Opéra Royal de Wallonie.
Il est ensuite successivement membre de l’Orchestre Symphonique de la RTBF, de l’ensemble I Fiamminghi et l’ensemble Musiques Nouvelles.
Il fonde avec Pierre Brunello, pianiste, le Duo Arpeggione et sera contrebassiste de l ensemble Soledad durant plusieurs années.
Il participe à de nombreux projets culturels sans frontières de style ni de genre et se définit plutôt comme « itinérant ».
Philippe Cormann est actuellement professeur de contrebasse au Conservatoire Royal de Musique de Mons et contrebassiste au sein de l’ Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.
Bon à savoir
Infos et réservations : Chapelle des Ateliers des FUCaM – Rue des Soeurs noires, 2 (accès par le parking situé Rue du Grand Trou Oudart) – 7000 Mons – cellule.culture@uclouvain-mons.be
Les compositeurs ont revisité le répertoire folklorique de manière plus ou moins lointaine ou littérale. La frontière entre musique dite classique – ou musique savante, grande musique – et musiques populaires est loin d’être étanche… Et les exemples d’emprunts des compositeurs classiques au folklore sont légion. S’ils ont toujours existé, c’est au 19e siècle qu’ils sont clairement revendiqués, et cette reconnaissance rend ses lettres de noblesse aux compositions traditionnelles, trop souvent méprisées.C’est aussi l’occasion d’un voyage musical à travers les musiques du monde. Une soirée qui fait décidément tomber toutes les frontières ! Concert gratuit – Sur réservation uniquement : cellule-culture-mons@uclouvain.be
Adresse :Ateliers de l’UCLouvain en Hainaut, 2 rue des Soeurs Noires, 7000 Mons(entrée par le parking, rue Grand Trou Oudart) Infos : cellule-culture-mons@uclouvain.be ou 065/40.69.10
2ème conférence organisée par NEMO : 23 février 2024 à 19h45
Les ressources minérales et marines: Un mal nécessaire pour la transition technologique et énergétique?
Par Adeline Dutrieux, docteur en géologie marine de l’University de Southampton (UK).
Au cours du dernier siècle, une transition énergétique s’est mise en marche depuis les énergies fossiles jusqu’aux éoliennes, panneaux solaires ou encore les centrales hydrauliques. On remarque également des avancées fulgurantes en technologies de télécommunication, automobile ou médicale. Pour répondre à la demande croissante des matériaux de construction et de fabrication, les exploitations minières puisent incessamment dans les entrailles de notre Terre sous un contexte de tensions internationales politiques et économiques. De son côté, l’océan, vaste et inexploré jusqu’ici il y a un demi-siècle, pourrait lui aussi participer à l’apogée de ces technologies. En effet, l’océan possède ses propres ressources minérales (la silice, le cuivre, le cobalt ou encore les métaux rares) distribuées irrégulièrement dans divers écosystèmes.
L’exploitation de ces ressources n’a pas encore débuté mais 2024 sera une année décisive. Ensemble compagnies industrielles, secteurs gouvernementaux et instituts scientifiques étudient la faisabilité de l’exploitation de ces ressources minérales, mais également et surtout l’enjeu pour l’économie mondiale et l’humanité, et les impacts sur la planète.
Que d’évènements au Nemo dans les prochains mois ! Et cela ne s’arrête pas…
Cet hiver, nous vous invitons à participer à notre premier cycle de conférence sur le thème des sciences subaquatiques 💦
Les conférences seront tenues au Muséum Régional d’Histoire Naturelle à Mons, Rue des Gaillers 7, Mons 7000, et toutes présentées par des Némontois.
L’entrée est gratuite pour tous (plongeurs ou non) et vous pourrez vous désaltérer grâce à notre sélection de bières et vin chaud 🍷 sur place, et petite restauration .
En l’honneur de la fête de sainte Waudru, nous avons le privilège de proposer, dans l’intimité du chœur de la Collégiale « Les perles du baroque polonais »
Un lieu exceptionnel pour une musique vocale sacrée (en langue latine) de compositeurs des 17ème et 18ème siècles : Mielczewski, Pekiel, Gorczycki, Szarzinski. Chaque perle scintillera à la lumière de leur talent.
Vous ne serez pas dépaysés car leur musique s’inspire du baroque italien :Varsovie versus Venise.
Le Petit Chœur-Le Chœur du Hainaut ( Chœur régional ACJ-Hainaut) Laurent Hulsbosch – Nina Przewoniak, violons – Georges Charbonnel, violoncelle – Fabian Martiny, clavecin – Jean-Pascal Hinnekens – Christophe Desbuleux, sacqueboutes
Direction : Yves Wuyts
Les perles du baroque polonais
Barthmiej Pekiel ( ? -1670 ) Resonet in laudibus PC Bc Scb Magnum nomen Domini PC Bc Scb Dulcis amor PC Bc Stanislaw Szarzynski ( vers 1700) Ad hymnos PC cordes Scb Te lucis aeternum PC cordes Gloria PC cordes Scb Grzegorz Gorczycki (1667-1734 ) In virtute tua PC cordes Laetatus PC cordes pause Grzegorz Gorczycki (1667-1734 ) extraits du completorium PC +cordes Cum invocarum In te Domine Qui habitat In manus tuas Nunc Dimittis Marcin Mielczewski ( ? 1651 ) Magnificat TUTTI Benedictio et claritas Ante thorum Credidi
Le Petit Choeur – Le Choeur du Hainaut – choeur régional ACJ- Hainaut Laurent Hulsbosch-Clara Lemaitre violons-Georges Charbonnel violoncelle-Fabian Martiny clavecin Jean-Pascal Hinnekens-Christophe Desbuleux sacqueboutes direction Yves Wuyts
On se retrouve les 28 et 29 juin, dans une ambiance festive et familiale, pour une nouvelle édition des Feux de la Saint-Jean !
VENDREDI 28/06/2024 || 17h00 -> 02h00 || Place Nervienne
Banquet citoyen Concerts Animations enfants Bars et Foodtrucks toute la soirée
SAMEDI 29/06/2024 || 18h00 -> 02h00 || Place Nervienne
Dès 8h : Marche de 5 ou 10 km Concerts 20h30 : Rendez-vous Place Nervienne 21h30 : Spectacle au Square Roosevelt (Ste Waudru) 22h30 : Cortège aux flambeaux 23h : Embrasement du bûcher 23h45 : Pyronix enflamme la Place Nervienne Bars et Foodtrucks toute la soirée
Evènement GRATUIT
On se retrouve les 28 et 29 juin, dans une ambiance festive et familiale, pour une nouvelle édition des Feux de la Saint-Jean !
VENDREDI 28/06/2024 || 17h00 -> 02h00 || Place Nervienne
Banquet citoyen Concerts Animations enfants Bars et Foodtrucks toute la soirée
SAMEDI 29/06/2024 || 18h00 -> 02h00 || Place Nervienne
Concerts 21h30 : Rendez-vous au Square Roosevelt (Ste Waudru) Cortège aux flambeaux 23h : Embrasement du bûcher Bars et Foodtrucks toute la soirée
Le vendredi 5 juillet 20H30. Buster and the Dealers.( swing-jazz)au 13 rue du Hautbois
A l’occasion d’un concert improvisé, les musiciens de deux groupes de swing, BUSTER AND THE SWING et THE SWING DEALERS, ont décidé de se réunir.
Ces deux groupes font partie des meilleurs groupes belges de swing qui ont partagé leur amour du jazz depuis près de deux décennies.
Il prennent leur inspiration dans le répertoire de l’Histoire du Jazz depuis les années 20 jusqu’à nos jours. Beaucoup d’énergie, de complicité et d’improvisation.
René De Smaele trompette, bugle, vocal, Vincent Mardens sax ténor ,Jan Dehaas drums,Pascal Michaux piano, Jean-Louis Rassinfosse ( contrebasse)
Les « Quatre Saisons » de Vivaldi et les délicates miniatures des « Saisons » de Tchaïkovsky sont des oeuvres qui ont traversé les frontières et les siècles à juste raison. De la rêverie à l’allégresse, de l’enthousiasme à la mélancolie, de la renaissance au sommeil, elles dérouleront le cycle naturel de la terre à travers leurs notes évocatrices.
Lauréate du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique en 2019 où elle a remporté les deux prix du public, le Prix Musiq3 et le Canvas-Klara Prijs, la jeune Sylvia Huang occupe depuis 2023 le poste de premier violon de l’Orchestre Symphonique de la Monnaie.
Programme :
Antonio Vivaldi : Les Quatre Saisons, op. 8, n° 1-4
Piotr Tchaïkovski, Les Saisons op. 37a (extraits)
Sylvia Huang, violon
Appréciée pour son « vrai lyrisme et sa musicalité touchante, sa simplicité et sa sensibilité”, et livrant une “palette de couleurs très variée” (Le Soir), la violoniste belge Sylvia Huang est décrite comme une musicienne “intègre, émouvante” et au “son riche” (De Standaard). Elle est lauréate du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique en 2019, où elle remporte les deux prix du public: le Prix Musiq’3 et le Canvas-Klara Prijs. Elle reçoit également le Prix Caecilia de la Jeune Musicienne de l’Année 2019 par l’Union de la Presse Musicale Belge.
Elle a fait ses débuts avec l’Orchestre du Concertgebouw en février 2021 sous la direction d’Andrew Manze dans le concerto de Mozart K.218, qu’elle a également interprété en juillet 2021 avec Iván Fischer et le RCO au Konzerthaus de Berlin lors de la visite d’état officielle du Roi et de la Reine des Pays-Bas. Elle a collaboré avec de nombreux orchestres tels que l’Orchestre National de Belgique, le Brussels Philharmonic, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, le Sinfonia Rotterdam, dans des salles telles que le Concertgebouw d’Amsterdam,le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Flagey, le Vlaamse Opera à Gent ou encore deSingel à Anvers. On la retrouve dans divers festivals internationaux dont B-Classic Festival van Vlaanderen, les Echappées Musicales du Médoc, le Festival Musiq’3, le Collegium Vocale Crete Senesi, les Festivals de Wallonie ou encore Klara in deSingel.
Son premier disque « Lointain passé » avec la pianiste Eliane Reyes, consacré aux compositeurs Eugène Ysaÿe et Guillaume Lekeu est paru en septembre 2021 pour le label Outhere Music-Fuga Libera et a été très apprécié par la critique.
Née en 1994, Sylvia commence le violon à l’âge de trois ans avec son père et devient élève à l’Académie des Arts de la Ville de Bruxelles. Elle se perfectionne plus tard auprès d’Alexei Moshkov et Liviu Prunaru. Elle a remporté le premier prix du Concours Musical National Belfius Classics en 2004 et du Concours Musical Européen Lions en 2008. De 2012 à 2014, elle est membre de l’Orchestre National de Belgique avant de rejoindre l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam jusqu’en 2022. Passionnée de musique de chambre, elle fonde en septembre 2014 avec trois de ses collègues le GoYa Quartet qui se produit régulièrement aux Pays-Bas ainsi qu’à l’étranger. En 2015, le quatuor se voit décerner le prestigieux « Prix de Salon » par le business club de l’orchestre, grâce auquel il réalise un enregistrement live de deux concerts couvrant l’intégrale des quatuors de Brahms et de Schumann.
Sylvia joue sur un Jean-Baptiste Vuillaume, prêté par la Fondation Arthur Grumiaux. En 2023, elle est devenue konzertmeisterin de l’Orchestre Symphonique de La Monnaie à Bruxelles.
Bon à savoir
Arsonic, rue de Nimy, 138, 7000 Mons ► Tickets : 18/15/10€ – Gratuit pour les moins de 25 ans (quota limité à 20 places) – 1,25€ (Art.27) – 5€ (demandeur d’emploi) Places non numérotées ► Réservations :Mars (Mons Arts de la Scène) – +32(0)65 39 59 39 – public@surmars.be –shop.infinitix.be/ VisitMons – 27, Grand-Place, 7000 Mons – +32(0)65 33 55 80 – info.tourisme@ville.mons.be – visitmons.be
Partenariat Mars (Mons Arts de la Scène) / ORCW (Orchestre Royal de Chambre de Wallonie)
Billetterie ouverte ! Attention, pour le moment, l’accès à la billetterie se fait via le lien vers Billetweb.fr que voici : https://www.billetweb.fr/parcours-theatral-a-la-lueur-des-bougies-au-chateau-des-ducs-dhavre&src=agenda
La Nuit des châteaux est l’événement européen incontournable des propriétaires de monuments historiques qui séduit chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.
L’événement a été imaginé en 2019 par Dartagnans en partenariat avec la Demeure Historique.
Son objectif ?
Sensibiliser le grand public à la préservation du patrimoine à travers un événement inoubliable dans nos plus beaux monuments.
La Nuit des Châteaux se déroulera chez nous au Château des Ducs d’Havré les 18, 19 et 20 octobre 2024 à partir de 19h00.
Plongez dans l’histoire de la famille de Croÿ et vivez les préparatifs d’un mariage en 1605. Dorothée, la fille du marquis Charles-Philippe de Croÿ, prépare son mariage avec son cousin Charles de Croÿ, prince de Chimay, comte de Beaumont, Chevalier de la Toison d’Or.
Parcours intérieur (1h30) dans les salles du château à la lueur des bougies, comédiens en costumes d’époque.>> 3 soirées : 7 départs de visite par soirée. >> 19h00 – 19h30 – 20h00 – 20h30 – 21h00 – 21h30 – 22h00.
Jauge : 35 personnes par départ (non accessible aux pmr). Présence un quart d’heure avant le départ.
Les « villages verts montois » ou « VVM » est une association qui regroupe les villages ruraux du Grand Mons. VVM a pour mission de veiller à maintenir, défendre et améliorer le cadre naturel de vie des villages.
Clôture des Journées marocaines à Mons célébrant le 60ème anniversaire de l’immigration marocaine en Belgique
Le Maroc est une terre de culture où cohabitent les religions. Ses traditions musicales très diverses et sa modernité font de ce pays un terreau pour la création musicale. Entre chant traditionnel arabe-andalou et musiques juives, l’orchestre puisera dans la quintessence et les racines profondes du Maroc. Il célèbrera également les compositeurs de notre temps comme Maurice Ohana et Graziane Finzi, tous deux nés à Casablanca. La culture marocaine est une source d’inspiration, un héritage porté dans les œuvres d’aujourd’hui. _____
Graciane Finzi, Kaddish pour soprano solo, violoncelle solo et orchestre à cordes
Graciane Finzi,Scénographie d’Edward Hopper, pour récitant et orchestre à cordes
Maurice Ohana, Crypt, pour orchestre à cordes
Armand Amar, Extraits de la B.O. de « Planet Ocean », pour orchestre à cordes
Lama Bada Yatathana (Chant traditionnel arabo-andalou), pour soprano et orchestre à cordes
Hasnaa Bennani, soprano
Rares sont les voix à pouvoir prétendre à cette comparaison : c’est bien l’onctuosité et la couleur du miel qui vient à l’esprit quand on entend la voix d’Hasnaa Bennani, timbre radieux encore rehaussée par un art du phrasé d’une subtilité et d’un naturel confondant. N’oublions pas non plus une agilité sans faille, qui fait d’elle une interprète idéale pour le répertoire italien du XVIIIe siècle.
La soprano franco-marocaine commence son parcours musical à Rabat auprès de sa soeur Jalila Bennani, chanteuse et chef de chœur, ainsi que de Lazslo Fodor, son professeur de violon – elle est ce qu’on peut appeler une musicienne complète. Elle décroche ensuite son diplôme au Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Glenn Chambers et se perfectionne en musique ancienne auprès d’Howard Crook et d’Isabelle Poulenard.
En 2011, Hasnaa Bennani attire l’attention de la scène musicale en remportant le Premier Prix du Concours de Chant Baroque de Froville.
Sa carrière connaît alors un essor rapide et Hasnaa Bennani multiplie les collaborations avec des formations aussi nombreuses et réputées que, pour la France, La Grande Écurie et La Chambre du Roy (le regretté Jean-Claude Malgoire tombe vite amoureux de cette voix sans pareil, lui confiant maintes partitions), Le Poème Harmonique (Vincent Dumestre), Les Musiciens du Louvre (Marc Minkowski), Les Talens Lyriques (Christophe Rousset), Le Concert Spirituel (Hervé Niquet), Le Palais royal (Jean-Philippe Sarcos), Les Surprises (Louis-Noël Bestion de Camboulas), La Rêveuse (Benjamin Perrot et Florence Bolton), Les Ambassadeurs (Alexis Kossenko), Akadêmia (Françoise Lasserre), Accademia Bizantina (Ottavio Dantone), La Chapelle Rhénane (Benoît Haller) ou encore Le Caravansérail (Bertrand Cuiller).
À l’étranger, son art raffiné séduit des ensembles tels que Les Muffatti (Peter Van Heyghen), la Capella Cracoviensis (Jan Tomasz Adamus), le Hassler Consort (Franz Raml), l’Orfeo Orchestra (György Vashegyi) ou Armonia Atenea (George Petrou)…
À l’opéra, Hasnaa a chanté le rôle d’Al-Faïma, dans Aben-Hamet de Dubois à l’Atelier Lyrique de Tourcoing, la Neige et le Printemps dans La Chouette Enrhumée de Gérard Condé à l’Opéra de Metz, une Nymphe des Eaux dans Armide de Lully à l’Opéra National de Lorraine, Cléone et une Ombre Heureuse dans Castor et Pollux de Rameau successivement avec Le Concert Spirituel au Théâtre des Champs-Élysées et avec Les Talens Lyriques au Théâtre du Capitole de Toulouse ainsi que le rôle de Berenice dans Scipione au Festival de Halle avec Armonia Atenea dirigé par Georg Petrou.
Dans sa discographie, citons les Leçons de Ténèbres de Couperin avec Le Poème Harmonique (Alpha), Amadis de Lully (rôle de Corisande) avec Les Talens Lyriques (Aparté). Zaïs de Rameau (rôle d’Amour) avec Les Talens lyriques (Aparté), un disque de cantates françaises (Rameau, Courbois) avec l’Ensemble Stravaganza et un disque d’airs d’opéra de Händel écrits pour Francesca Cuzzoni avec Les Muffatti (Ramée). Elle a enregistré le rôle de Cecina dans Germanico in Germania de Porpora sous le label Decca aux côtés de Julia Lezhneva et Max Emmanuel Cencic. Cet opéra est donné régulièrement, notamment à la Salle Tchaïkovski de Moscou ou au Theater an de Wien. Plus récemment, avec ces derniers, elle a chanté le rôle de Gildippe dans Carlo il Calvo de Porpora de nouveau avec Max Emmanuel Cencic, Franco Fagioli et Bruno de Sà.
Dans les prochains mois, Hasnaa Bennani chantera en fort belle compagnie : mentionnons entre autres les productions de Télémaque de Destouches au Festival d’Ambronay et à l’Opéra Royal de Versailles avec l’ensemble Les Surprises qui fera l’objet d’un enregistrement ; la tournée du Stabat Mater de Scarlatti avec le Caravanserail de Bertrand Cuiller ; ainsi que la création du programme à Tourcoing Ah ! Laissez-moi rêver programme concocté par Alexis Kossenko et ses Ambassadeurs.
Né en 1985, Mehdi Lougraïda, franco-marocain, se passionne dès son plus jeune âge pour l’univers musical. A 14 ans, il entre au Conservatoire à Rayonnement Régional de Lyon en flûte traversière dans la classe de Michel Lavignolle, ainsi qu’en classe d’analyse, d’écriture et de musique de chambre. Il obtient en 2009 son Diplôme d’Etude Musicale en flûte traversière et rentre au conservatoire de Rueil-Malmaison dans la classe de Pascale Feuvrier en perfectionnement. Il participe à de nombreuses master classes avec Julien Beaudiment, Pascale Feuvrier, Benoît Fromanger. En 2009, il est nommé flûtiste à l’Orchestre des Sapeurs-Pompiers de Paris.
En septembre 2006, il est admis à l’École Normale de Musique de Paris en direction d’orchestre où il travaille avec Dominique Rouits et l’Orchestre de l’Opéra de Massy. Il obtient le Premier Prix, à l’unanimité, du Diplôme Supérieur de Direction d’Orchestre en juin 2008. Il remporte le prix de direction d’orchestre lors du 17ème concours international de musique à Ostrava en République Tchèque en juin 2015. il poursuit ses études supérieures au Conservatoire Royal de Bruxelles et obtient un master de direction d’orchestre en juin 2020.
Il étudie la direction d’orchestre auprès de grands chefs comme Wolfgang Doerner, David Reiland, Leonid Grin, Heinz Holliger, Peter Eötvös. Il a été l’assistant d’Alexandre Bloch, Thierry Fischer, Matthias Pintscher. Il étudie également à la Fondation Peter Eötvös à Budapest en Hongrie pour travailler sur la musique contemporaine. Il collabore avec les compositeurs comme Helmut Lachenmann et György Kurtág.
En 2017, Il est admis à la prestigieuse Académie de jeunes chefs d’orchestre du Festival de Lucerne en Suisse. Il collabore avec des compositeurs en résidence sur le répertoire contemporain en dirigeant plusieurs créations avec l’Ensemble of Lucerne Festival Alumni et l’orchestre du Lucerne Festival Academy. Il a dirigé également l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre Philharmonique de Liège, l’Orchestre Philharmonique du Maroc, l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre Régional PACA de Cannes, le Danubia Orchestra de Budapest, The Järvi Academy Symphony Orchestra, The Gelderland Concert Choir et The South Netherlands Concert choir, l’Orchestre de Chambre du Luxembourg, l’Orchestre du Conservatoire Royal de Bruxelles, l’Orchestre de l’Opéra de Massy, l’Ensemble of Lucerne Festival Alumni, l’orchestre du Lucerne Festival Academy, l’Orchestre d’Opéra Eclaté, l’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire à l’opéra de Tours, l’orchestre symphonique du Loiret, l’orchestre symphonique d’Orléans et l’orchestre de chambre Simon Bolivar à Caracas. Il a fait ses débuts en avril 2018 avec l’orchestre de Paris en collaborant entant que deuxième chef d’orchestre pour la symphonie numéro 4 de Ives à la Philharmonie de Paris.
Il a été chef adjoint de l’Orchestre de la Musique des Sapeurs- Pompiers de Paris de 2011 à 2023. Il a été directeur musical de l’Orchestre Symphonique Inter-universitaire de Paris de 2015 à 2018. Il a été chef assistant de l’Ensemble Intercontemporain et de Matthias Pintscher pour les saisons 2017-2018-2019 à la Philharmonie de Paris.
En 2018, il a dirigé Les Contes d’Hoffmann à l’opéra de Clermont-Ferrand, Massy et Perpignan avec le choeur et orchestre de la production de l’opéra Eclaté, puis au festival de Saint-Céré.
Actuellement, il est chef d’orchestre et professeur de direction d’orchestre au conservatoire à rayonnement régional de Perpignan et directeur artistique et musical du Festival de Musique de Ternay dans le Rhône en France.
Bon à savoir
Arsonic, rue de Nimy, 138, 7000 Mons ► Tickets : 18/15/10€ – Gratuit pour les moins de 25 ans (quota limité à 20 places) – 1,25€ (Art.27) – 5€ (demandeur d’emploi) Places non numérotées ► Réservations :Mars (Mons Arts de la Scène) – +32(0)65 39 59 39 – public@surmars.be –shop.infinitix.be/ VisitMons – 27, Grand-Place, 7000 Mons – +32(0)65 33 55 80 – info.tourisme@ville.mons.be – visitmons.be
Partenariat Mars (Mons Arts de la Scène) / ORCW (Orchestre Royal de Chambre de Wallonie)
Mardi 19 novembre 20h – Arsonic – Mons Musiques Nouvelles et le chœur féminin du Conservatoire royal de Bruxelles Dans le cadre du Festival Ars Musica
Nous sommes heureux de vous annoncer un concert important dont la création sera présentée lors d’une soirée unique le 19 novembre à Arsonic dans le cadre du festival Ars Musica. Sur scène, dix-huit musiciens et un chœur féminin de quarante choristes. Au programme, quatre oeuvres de Fausto Romitelli inédites au disque qui sortiront en 2025 dans un nouvel album du label Cypres dédié au compositeur.
Hommage à l’un des plus grands compositeurs du siècle. Disparu en pleine maturité artistique à l’âge de 41 ans, le compositeur italien Fausto Romitelli a beaucoup compté pour Musiques Nouvelles qui fut jadis l’un de ses fidèles commanditaires. À l’occasion des 20 ans de sa disparition, cet hommage propose, en première belge, une grande oeuvre chorale et instrumentale The Poppy in the Cloud ainsi que trois autres créations pour solistes. Musiques Nouvelles Direction, Jean-Paul Dessy Direction du chœur, Charles Michiels Assistante de direction du chœur, Céline Rimet The Poppy in the cloud David Nûñez, violon Laurent Houque, violon Maxime Desert, altoJean-Pol Zanutel, violoncelle Mariana Fernandes, contrebasse Berten D’Hollander, flûte Sylvain Cremers, hautbois Charles Michiels, clarinette Pascal Moreau, cor Dominique Bodart, trompette Cassandre Marfin, clavier électronique Loris Douyez, assistant claviers Pierre Quiriny, percussions Adrien Fortemps, percussions Eléonore Cavalière, percussions Mathias de Amicis, percussions Have your trip Annie Lavoisier, harpe Hughes Kolp, guitare David Nunez, mandoline Golfi d’ombra Pierre Quiriny, percussions Ganime de Maxime Desert, alto solo« Au centre de mon activité de compositeur se trouve l’idée de considérer le son comme matière à forger. Grain, épaisseur, porosité, brillance, densité, élasticité sont les caractéristiques principales de ces sculptures de sons obtenues par l’amplification, les traitements électroacoustiques, mais aussi l’écriture purement instrumentale ». (F.R.)
Fausto Romitelli (né en 1963) obtient son diplôme de composition au Conservatoire G. Verdi de Milan et suit ensuite les cours de perfectionnement de l’Académie Chigiana de Sienne et de l’Ecole Municipale de Milan. En 1991, il s’installe à Paris et y étudie les nouvelles technologies à l’Ircam. Ayant remporté de nombreux prix, il voit son œuvre jouée à travers le monde entier. Plusieurs de ses pièces répondent à des commandes d’institutions ou d’interprètes : Acid Dream & Spanish Queens (14 instruments) ainsi que Professor Bad Trip : lesson II (10 instruments) ont été écrits à la demande du Ministère de la Culture français ; Mediterraneo (voix et 14 instruments) pour la Musique et les Arts ; Cupio Dissolvi (14 instruments) pour Radio France ; EnTrance (voix, 16 instruments et sons de synthèse) pour l’Ircam ; The Nameless City (orchestre à cordes) pour la Fondation Gulbenkian ; Lost (voix et 15 instruments) pour la Fondation Royaumont ; Professor Bad Trip : lesson III (10 instruments) pour Ictus. Ses dernières oeuvres : Audiodrome pour grand orchestre; An Index of Metals, vidéo-opéra pour ensemble et électronique. L’écriture de Fausto Romitelli (qui fit ses études à l’IRCAM, à Paris, et y participa à des ateliers de recherche) est essentiellement à rattacher au mouvement spectral : l’oeuvre d’Hugues Dufourt, (lequel écrit : « Le spectralisme, c’est le spectre plongé dans le temps, c’est la distorsion »), et celle de Gérard Grisey (qui préconise « l’utilisation d’archétypes sonores neutres et souples facilitant la perception et la mémorisation des processus »). Le trait le plus spécifique de son parcours a été de combiner ces principes spectraux à une réflexion tour à tour critique et fascinée sur la saturation de la communication technologique, et la violence de son impact. L’usage des sons amplifiés et traités électroniquement, pensé sur un mode dramatique et hallucinatoire (non pas glorification de la matière sonore, mais fragilisation) est chez lui parfaitement en phase avec la conduite harmonique, qui va toujours du propre au sale. Romitelli est sans doute l’un des rares compositeurs, à ce jour, qui s’est montré capable de puiser sans retenue dans les sonorités du rock psychédélique et de la techno, et à les incorporer poétiquement aux ressources traditionnelles de la musique d’écriture. Frappé par une grave maladie, Fausto Romitelli est décédé en juin 2004 à Milan à l’âge de 41 ans.Réserver en ligne ou au 065 / 39 59 39ENTRETIEN AVEC JEAN-PAUL DESSY par Alexandre Castant Pourriez-vous nous présenter Poppy in the Cloud, la soirée hommage que vous consacrez à Fausto Romitelli et les pièces que vous avez choisi d’interpréter avec l’Ensemble Musiques Nouvelles ?Fausto Romitelli est sans nul doute un compositeur majeur de la fin du XXème. J’ai eu la chance de rencontrer Fausto au début des années 90, ce fut le début d’une solide et fervente amitié. Musiques Nouvelles a commandé et créé en 1998 Professor Bad Trip, lesson 1, ce fut le début d’une collaboration très fructueuse et très heureuse. Nous avons également créé Flowing down too slow en 2001 et avions d’autres projets de créations que le décès prématuré de Fausto Romitelli a anéantis. Poppy in the sky est une œuvre majeure composée en 1999. Peu jouée en raison de son effectif très particulier comprenant un chœur de voix de femmes, elle n’est jusqu’à ce jour pas encore présente au disque. Musiques Nouvelles a souhaité enregistrer un CD comprenant exclusivement de pièces inédites au disque et faisant suite au CD monographique publié en 2012 par Musiques Nouvelles sur le label Cypres. Le programme du concert présenté par Musiques Nouvelles le 19 novembre à Arsonic dans le cadre d’Ars Musica comprend 4 des 5 pièces qui figureront dans ce nouveau CD à paraître, également chez Cyprès, début 2025. Ce programme comprend Poppy in the sky, pièce de grande envergure pour chœur et ensemble, ainsi que Have your trip, de 1989, trio pour cordes pincées (harpe, guitares mandoline) et deux solos : Ganimede, de 1986, pour alto et Golfi d’ombra, de 1993, pour percussions.Fausto Romitelli, compositeur très important de sa génération, est mort prématurément. Pourriez-vous nous présenter brièvement ce destin hors du commun : une vie brisée à tout juste quarante ans et une création musicale incandescente ?Fausto Romitelli connut une carrière prodigieuse. Parmi la trentaine d’œuvres qu’il composa en 20 ans, chacune fut une borne milliaire sur son chemin d’accomplissement culminant à la fin des années 90. Il a très tôt développé un rapport au son qui se démarqua nettement du contexte spectral dans lequel Fausto évoluait alors. Sa musique incorpora des mondes sonores jusque-là étrangers à la musique savante : ceux du rock psychédélique, de l’électro. Sa musique suscita rapidement l’engouement d’interprètes ravis par ces hybridations singulières et peu à peu les institutions et les festivals dédiés à la création contemporaine ont reconnu son génie singulier.Sa musique est bouleversante. Elle est savante, joue sur les limites du sonore tout en demeurant d’une grande émotivité. Qu’est-ce qui vous a, précisément, le plus touché dans cette œuvre éminemment sensible ?La musique de Fausto Romitelli a forgé avec brio une alchimie rare où la puissance émotionnelle des musiques rock et electro qu’il prisait (Pink Floyd, Aphex twin, …) est métabolisée par un artisanat d’écriture magistral. Mon attachement profond à la musique de Fausto Romitelli est par ailleurs inséparable de l’amitié qui nous a unis, partageant engouements et coups de cœur.Enfin, pourquoi le choix de cette soirée hommage à Fausto Romitelli, ou dit autrement en quoi rejoint-elle votre esthétique, peut-être votre sensibilité et votre écriture ?À l’occasion des 20 ans de sa disparition, il m’a semblé indispensable de compléter la discographie de Fausto Romitelli et de permettre au public d’ Ars Musica d’entendre pour la première fois en Belgique 4 œuvres clés de l’itinéraire de ce géant de la musique. Sa musique m’émeut profondément, elle atteint mystérieusement les zones les plus obscures de l’être et les embrase d’une lumière hallucinante. Pour très dissemblables qu’elles soient, nous appréciions mutuellement nos compositions respectives. D’esthétiques apparemment éloignées, œuvre au noir, œuvre au blanc, elles communient en ceci qu’elles cherchent toutes deux à allier la force dionysiaque des musiques populaires et la cristallisation apollinienne que permet l’écriture savante.Dans les archivesEcouter l’album, diapason d’Or (juin 2012)Ce qui frappe d’emblée dans l’œuvre de Fausto Romitelli (1963-2004), c’est l’immédiateté de ses propositions musicales qui plaisent à l’oreille. Moderniste convaincu qui se garde bien de verser dans le sophisme arrogant de la rupture radicale pour elle-même, le compositeur se pose en héritier des traditions musicales occidentales, savantes ou populaires, anciennes ou actuelles, tout en exprimant une forte indépendance à l’égard de la nécessité historique ou du désir d’appartenir à un groupe, d’être « entendu ». En jouant avec des structures musicales codées (tout en les éludant), ses fresques, d’une force expressive fascinante, deviennent directement accessibles au mélomane désireux de plonger dans cet univers sonore. Dans la lignée des mouvements électroacoustiques et spectraux, Romitelli, technophile enthousiaste et curieux, se consacre aux nouvelles technologies d’amplification et de transformation qui rendent les sons électriques électrisants et, par distorsion, réverbération et projection successives, créent une illusion tridimensionnelle. À l’occasion de son 50ème anniversaire, l’ensemble Musiques Nouvelles, dirigé par Jean-Paul Dessy, retrace l’arc d’une décennie (1990-2001) dans l’œuvre musicale de Fausto Romitelli et explore plusieurs pièces musicales présentées pour la première fois sur le disque.C’est en ligne !Sur notre chaîne YouTubeAttention, Musiques Fraîches ! 2024 en intégralitéL’ensemble Musiques Nouvelles ne cesse de rafraîchir les murs du son en les parant des nuances diaprées du présent. D’audacieuses créations seront au menu de l’édition 2024, en autant de mondes sonores inédits, fruits du talent de la nouvelle génération de compositrices et compositeurs œuvrant en Wallonie et à Bruxelles. Une soirée au diapason de notre temps – jeune, inventive et enthousiasmante ! Premières mondiales des œuvres de Xavier Deprez, Claude Evence Janssens, David Núñez, Laurent Pigeolet et Virginie Tasset. Une production de Mars–Mons arts de la scène / Musiques Nouvelles / Flagey enregistrée à Flagey.Nous suivre sur YouTubeBonne lecture et à bientôt pour célébrer ensemble la mémoire de Fausto Romitelli !
Musiques Nouvelles est en résidence à ARSONIC, une des salles de Mars – Mons arts de la scène http://www.surmars.beCliquer icipour s’abonner à la newsletter de Musiques Nouvelles !Pour découvrir ou revivre les concerts de Musiques Nouvelles, rendez-vous sur notre chaîne YouTube.
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