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EXPO « Regards pluriels L’art belge et l’utopie communiste au XXe siècle »CAP Musée des Beaux-Arts de Mons du 11 avril au 16 août 2026

EXPO « Regards pluriels L’art belge et l’utopie communiste au XXe siècle »CAP Musée des Beaux-Arts de Mons du 11 avril au 16 août 2026

CAP
Musée des Beaux-Arts

Rue Neuve, 8 – 7000 Mons 
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h  
Infos : www.cap.mons.be
Tickets : +32 (0)65 33 55 80 

Regards pluriels. L’art belge et l’utopie communiste au XXe siècle

Activités autour de l’exposition 

  • Dimanches gratuits : 03/05 – 07/06 – 05/07 – 02/08.
  • Visites pour individuels* : 3e dimanche du mois (19/04, 17/05, 21/06, 19/07, 16/08) à 15h30.  Prix d’entrée à l’expo + 4€.  
  • Médiateurs en salle : les dimanches (sauf le 24/05), de 14h30 à 17h30. Compris dans le prix d’entrée.
  • Ciné-Expo* : projection de Déjà s’envole la fleur maigre suivie d’une visite de l’exposition.  12/04 à 11h (séance film + apéro) et 15h30 (visite). Tarifs : film + apéro : 8 euros / visite : entrée expo + 4 euros  

Déjà s’envole la fleur maigre (1960), chef-d’œuvre du cinéma social belge de Paul Meyer a été restauré il y peu par la Cinémathèque royale de Belgique. Ce film poétique et
poignant, longtemps invisible, dépeint avec réalisme la vie difficile des immigrés italiens et des mineurs dans le Borinage. 

  • Conférence par Paul Aron, commissaire de l’exposition :  23/04 à 18h30 – 6€ – gratuit/ membres des Amis des musées. Réservations au 32(0)65 40 53 38.
  • Carnet de visite en français, anglais et néerlandais. 
  • Carnet de visite “famille”, dès 6 ans : disponible à partir du 25/04, en français et néerlandais. 

* Réservations : www.visitmons.be / +32(0)65 33 55 80 / info.tourisme@visitmons.be  

Infos pratiques 

Regards pluriels. L’art belge et l’utopie communiste au XXe

Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h 

Tarifs : 10€ plein /7€ réduit 

Gratuit pour les – de 3 ans et chaque premier dimanche du mois 

 Où: CAP/musée des Beaux-Arts 

Rue Neuve, 8 – 7000 Mons 

Réservations : +32 (0)65 33 55 80 ou via www.visitmons.be  

Nos visites

Visites libres pour groupes: Réservations au +32 (0)65 40 53 46 ou par mail à groupe@visitmons.be  

Visites guidées pour groupes: Réservations au +32 (0)65 40 53 46 ou par mail à groupe@visitmons.be 

Durée : 1h30 – 65€/groupe scolaire ou 80€/autre type de groupe + ticket d’entrée – maximum 20 personnes 

La carte cadeau  » Le Dragon d’Or » vous attend chez les commerçants montois du centre-ville.

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Le Dragon d’Or évolue en carte cadeau et renforce le soutien aux commerces du centre
ville de Mons

L’Agence de développement centre-ville de Mons annonce l’évolution
du chèque-cadeau Dragon d’Or, désormais disponible sous forme de carte cadeau. Lancé en
2021 pour dynamiser le commerce local, ce dispositif évolue pour offrir une expérience plus
simple, flexible et adaptée aux usages actuels.
Un outil au service du commerce local
Utilisable dans plus de 150 commerces partenaires, identifiables grâce à un sticker en vitrine,
il permet aux consommateurs de profiter d’une large offre : mode, horeca, bien-être ou encore
décoration et s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.
Une version digitale plus simple et plus flexible


À partir du mois d’avril 2026, la chèque cadeau papier Dragon d’Or évolue vers une carte cadeau
rechargeable, pensée pour faciliter son utilisation au quotidien.


Cette nouvelle version propose plusieurs avantages :

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Les faucons de Mons, protecteurs du beffroi: découvrez la saga!

Les faucons de Mons, protecteurs du beffroi: découvrez la saga!

Reportage de Thibaut Van Tomme / Natagora Centre-Ouest Hainaut

Depuis 2009, une couple de faucons s’est établi dans le nichoir installé au sommet du beffroi de Mons. Depuis quelques jours, la caméra du nichoir diffuse un live YouTube et vous êtes invité à le suivre :

Suivez en direct les aventures des faucons montois !

Mais des images sans explications, cela ne vaut pas grand chose alors je vous propose un résumé des faits marquants de cette semaine.

Tout d’abord, la femelle a bien creusé sa « cuvette ». Les Pèlerins ne construisent pas de nids alors la femelle creuse le substrat pour créer un trou, une cuvette donc, afin que les œufs ne roulent pas et ne dégringolent pas du haut de la tour. C’est donc un attitude normale en ce début de saison de nidification.

Femelle creusant la cuvette

Mais quelques jours plus tard, c’est la surprise ! Un jeune faucon est présent. Reconnaissable à son plumage légèrement plus chamois et plus « écaillé » que les adultes, il se tient dans le nichoir. Sympathique, il montre sa bague (« ESR ») ce qui permet son identification : il s’agit du jeune mâle né en 2025 dans le beffroi de Mons. Bonne nouvelle, il a donc survécu à l’hiver. Il faut savoir que chez les Pèlerins le taux de survie des fauconneaux après le premier hiver est de 25% seulement.

Mais que fait-il là ? Il devrait être à la recherche d’un nouveau territoire, et non dans une tentative de retourner chez papa et maman ! Il risque de se faire chasser car ses parents vont commencer une nouvelle saison de nidification et ne peuvent se permettre d’avoir un concurrent sur leur territoire.

La présence de ce jeune m’inquiète également sur la survie du mâle nicheur. En effet, les couples de Pèlerins sont unis pour la vie et très territoriaux et donc si ce jeune mâle est présent, cela veut peut-être signifier que son père est absent, voire mort. Mais non, celui-ci montre sa tête à la caméra dès le lendemain ! Également porteur d’une bague, je l’identifie grâce à celle-ci (« ADH ») : c’est le même nicheur depuis 2024, né en 2020 à Sint-Niklaas, à 116 km de Mons ! La femelle, quant à elle, reste mystérieuse puisqu’elle n’est pas baguée.

« ESR » le jeune mâle de 2025 de retour au beffroi

Ce week-end, le jeune ne s’est plus montré à la caméra. Et le couple a même été vu ensemble au nid ce dimanche et ils ont fait des « salutations » au nid, qui sont des prémices à l’accouplement où le mâle et la femelle se saluent au nid. Une façon de se reconnaitre et de montrer qu’ils sont présents l’un pour l’autre. Ensuite, suivront des parades aériennes où le mâle rivalisera d’adresse et de prouesses pour montrer à sa belle que c’est lui le plus fort et le plus adroit et donc le plus à même de mener à bien une nichée avec elle. La St Valentin a beau être passée, Monsieur doit encore séduire sa belle ! Et sans bouquet de fleurs, lui !

Salutations au nid

La saison semble donc bien entamée mais avec la présence de jeune « Tanguy » dans les environs, cela annonce de belles observations.

« ADH » le mâle nicheur depuis 2024

Est-ce que le couple le plus perché de Mons fera-t-il une saison de nidification normale ? Est-ce que le jeune reviendra encore chez papa et maman ? Sera-t-il chassé ?

Toutes ces questions trouveront des réponses dans la suite des épisodes des « Faucons de Mons » !

Mais que se passe-t-il à Mons ?
Depuis quelques jours la femelle avait creusé la « cuvette » et allait de temps en temps dans le nichoir pour signifier son occupation. Chez les Pèlerins, la femelle défend son territoire donc en début de période de nidification (comme maintenant), elle garde jalousement son site de ponte en haut du beffroi.
J’avais également pu observer le mâle bagué mais furtivement.
Mais aujourd’hui, c’est un autre mâle qui est dans le nichoir. Et pas n’importe qui : un des deux fauconneaux nés en 2025 qui revient chez papa et maman, identifiable par sa bague « ESR ».
Alors revient-il pour prendre la place du père (ça c’est déjà vu) ou revient-il uniquement pour grapiller un peu de nourriture facile ?
La suite au prochain épisode : https://www.youtube.com/watch?v=nXSQf1Jc1yE

Après une première semaine agitée et riche en observations, cette seconde semaine s’est avérée plus calme. Plus de trace du fauconneau de 2025 qui était revenu au bercail. Il se peut qu’il soit toujours dans les parages mais en tout cas, il n’a pas daigné se remontrer face à la caméra.

De leur côté, les adultes nicheurs se sont relayés à l’écran, passant de temps en temps quelques minutes dans le nichoir. D’une part, pour se signifier l’un l’autre que le temps des accouplements est venu (malheureusement nous ne le verrons sûrement pas à l’écran car les accouplements se font toujours hors du nid) et d’autre part pour signifier leur présence aux autres faucons qui tenteraient de prendre leur territoire. Un territoire de chasse d’un faucon pèlerin est estimé à 10 km². Il dépend évidemment de plusieurs facteurs : le nombre de proies (uniquement des oiseaux) à disposition, la topographie et le voisinage avec d’autres territoires occupés par d’autres Pèlerins. En gros, notre couple de faucons installé dans le beffroi parcourt le grand Mons de long en large pour chasser un large éventail d’oiseaux.

Alors durant cette semaine calme, n’y a-t-il rien eu à observer ? Et bien, à part quelques « salutations au nid » et la cuvette qui a encore été davantage creusée (explications données lors de l’épisode 1), il n’y a pas eu de faits remarquables. Alors, je propose de vous expliquer comment reconnaitre le mâle et la femelle. Tout d’abord, il faut savoir qu’en cette journée internationale des droits de la femme, la femelle Pèlerin en impose beaucoup plus que le mâle. Elle est en effet un tiers plus grande que son compagnon. Elle mesure 50 cm, elle a une envergure de 1m et un poids de 1kg. Le mâle ne mesure que 40 cm, pour une envergure de 85 cm et un poids de 750g. D’ailleurs, ce dernier est souvent appelé « tiercelet » (un tiers plus petit que Madame).

Pourquoi cette différence ? Tout simplement, parce que les femelles sont beaucoup plus territoriales et elles doivent défendre le territoire beaucoup plus que les mâles. Elles sont donc plus costaudes et imposantes. De plus, une femelle plus grande est plus à même de couver correctement les œufs. Certaines études ont avancé l’hypothèse qu’une différence de taille entre mâle et femelle permettait aux deux partenaires d’élargir leur éventail de proies : le mâle capturant des proies plus petites et rapides tandis que la femelle capture les proies plus grosses. Mais cette hypothèse est réfutée par de nombreuses observations de terrain.

En parlant d’observations…et si vous essayiez d’identifier le mâle et la femelle lorsque vous regardez le live YouTube ? Compliqué ? Allez, je vous aide encore avec quelques astuces : la femelle est plus grande donc lorsqu’elle se pose en bordure du nichoir, elle apparait massive. Si massive, qu’on ne distingue pas toujours sa tête ! Le mâle, lui, apparait plus « frêle » et surtout, posté en bordure de nichoir, on peut le voir en entier. Ah oui, et si vous voulez vraiment être certain du sexe du faucon que vous observez : regardez ses pattes ! Le mâle est bagué, pas la femelle !

Vous voilà fin prêts pour une nouvelle semaine d’observations. Regardez donc le live sur : https://www.youtube.com/watch?v=s68LqSJeCBo

Et entrainez-vous à différencier le mâle et la femelle !

Comme chaque dimanche, je vous apporte les dernières nouvelles concernant la famille la plus perchée de Mons. Même si ces nouvelles sont assez maigres, puisque la caméra est débranchée depuis quelques jours et ne retransmet plus de live.

Malgré cela, il y a eu une nouvelle apparition visible du fauconneau mâle de 2025 devant la caméra cette semaine. Après une apparition furtive il y a deux semaines, le jeune mâle est donc toujours dans les alentours du beffroi et est à nouveau revenu dans le nichoir. Ses parents semblent donc le tolérer mais jusqu’à quand ? La nouvelle saison de nidification a commencé pour les parents et la nouvelle nichée devrait être pondu dans les prochains jours. Est-ce à ce moment que le jeune sera chassé pour qu’il cède la place à ses futurs frères et sœurs en devenir ? Mystère !

Et quand je vous disais que la saison de nidification est lancée, je ne vous mens pas. Je suis allé poser ma longue-vue au pied du beffroi pour observer depuis l’extérieur le couple de Pèlerins et surtout assister aux parades et aux accouplements. Oui, j’avoue, les ornithologues sont des gros voyeurs…

Ma patience (ou mon voyeurisme c’est selon) a été récompensée puisque j’ai pu capter une vidéo de cet accouplement. Vous remarquerez que celui-ci est assez rapide, quelques secondes. Il est clair que les faucons, comme tous les oiseaux, ne privilégient pas le plaisir de l’acte mais la finalité qui est de s’accoupler purement et simplement en vue d’avoir une descendance. Et afin de maximiser le résultat, le mâle s’accouplera plusieurs fois avec la femelle à un rythme allant crescendo jusqu’à ce que la femelle estime que le temps est venu et aille commencer sa ponte dans le nichoir.

Mais au fait, ce nichoir où est-il exactement lorsque vous regardez le beffroi ? Et bien, il se situe dans un clocheton à droite, lorsque vous vous positionnez dans la rue des clercs en contrebas, près de l’auberge de jeunesse. Le clocheton c’est semblable à une « théière » selon ce bon vieux Victor Hugo qui décrivait notre beffroi en ces termes : « Le beffroi de Mons a un toit assez étrange, ressemblant à une énorme cafetière flanquée au-dessous du ventre de quatre théières moins grosses. Ce serait laid si ce n’était grand. La grandeur sauve. »

Il n’y a donc plus qu’à espérer que cette fameuse petite théière abrite rapidement des œufs afin que cette nouvelle saison de nidification des pèlerins soit décidément lancée !

C’est dimanche, jour de la messe alors prenons naturellement des nouvelles du Pèlerin !

Et ces nouvelles sont en demi-teinte. A cette date, les années précédentes, au moins un œuf avait déjà été pondu. Rien de grave pour cette année, le retard dans la ponte est de quelques jours seulement. Pas d’inquiétude ! Mais…

Car, il y a un « mais » en la présence de ce fameux fauconneau de 2025 qui traine encore chez papa et maman. Il a encore été observé ce samedi alors qu’il chassait son propre père hors du nichoir. Sa présence régulière dans le nichoir risque donc de retarder voire d’empêcher la future nichée.

Revoir ce fauconneau de 2025 était une bonne nouvelle car elle montrait sa survie après plusieurs mois passés seuls hors du territoire de Mons. En effet, les jeunes fauconneaux quittent le territoire de leurs parents à la fin de l’été. Ils partent conquérir leur propre territoire, faisant parfois des centaines de kilomètres en une journée. Des données de balises GPS fixés sur des Pèlerins ont montré des voyages journaliers aux quatre coins de la Belgique en quelques heures.

Ces données GPS sont corroborées avec la lecture des bagues portées par les oiseaux. Grâce à cette information lue aux jumelles, à la longue-vue ou via un live YouTube (comme ici, à Mons), on obtient l’information de l’âge, du sexe et du lieu de naissance de l’oiseau bagué. Et ces observations montrent un déplacement vers l’ouest de l’Europe. Nos faucons belges ont tendance à aller chercher un territoire en France ou en Angleterre. Tandis que notre plat pays voit arriver des faucons allemands ou néerlandais.

Autre tendance : les femelles cherchent un territoire beaucoup plus éloigné de leur site de naissance que les mâles. Pourquoi ? Parce qu’encore une fois, chez les rapaces, c’est Madame qui porte la culotte. Lors de sa quête d’un nouveau territoire, elle doit donc s’assurer que celui-ci est vierge de toute présence d’une autre femelle afin d’éviter des conflits territoriaux pouvant aller jusqu’à la mort.

Dans tous les cas, les fauconneaux ont la vie dure lorsqu’ils cherchent ce nouveau territoire et on estime que les 3/4 ne survivent pas à leur premier hiver. Ils meurent de faim, de maladie, d’affrontements trop violents avec d’autres faucons, de collisions contre des vitres, des lignes électriques ou des éoliennes. Ce taux peut paraitre élevé mais il est nécessaire pour réguler naturellement les populations.

Croisons les doigts pour que l’approche des fêtes de Pâques apporte enfin des œufs à nos Pèlerins !

Le mâle nicheur tente de revenir régulièrement dans le nichoir pour creuser un peu plus la cuvette et attirer la femelle pour qu’elle y ponde

L’inquiétude grandit autour du nid des faucons montois. Toujours pas d’oeufs… et un retard de plus de deux semaines sur les années précédentes.

Comment expliquer ce retard (voire cet échec de ponte) pour cette année ?

Hypothèse 1 : le conflit territorial avec le fauconneau de 2025

Nous l’avons vu durant les épisodes précédents, un fauconneau né en 2025 est présent régulièrement aux alentours du beffroi, voire carrément dans le nichoir. Il ne semble pas être chassé et donc « toléré » par ses parents. Mais sa présence perturbe les adultes car on a observé une fuite du mâle nicheur face à ce fauconneau de 2025 lorsque ce dernier revenait au nichoir et chassait son paternel du nichoir. Si le fauconneau fait fuir un de ses parents, il les perturbe lors d’une période cruciale : celle des accouplements. Le rythme des accouplements doit être régulier et il s’étale sur plusieurs semaines. Si la femelle n’est pas fécondée correctement, elle ne pondera pas.

Hypothèse 2 : la condition physique

Des accouplements ont été observés et encore hier, lors de mon observation depuis l’extérieur, j’ai pu observer une femelle en pleine condition pour s’accoupler et même « demandeuse ». Mais les accouplements ne sont pas tout. Pour se sentir prête à pondre, la femelle doit avoir suffisamment de graisse, de nourriture emmagasinée pour tenir plus d’un mois lors de la couvaison des oeufs. En effet, lors de cette période de couvaison, elle ne chassera pratiquement plus et sera ravitaillée par le mâle. Et pour éviter toute carence, elle se « goinfre » avant cette période de ponte pour avoir suffisamment de réserve de graisse et d’énergie. Or, une mauvaise alimentation ou de mauvaises chasses peuvent expliquer un retard dans la ponte, puisque les réserves de graisses de la femelle ne sont pas assez importantes pour pondre.

Hypothèse 3 : un changement de femelle

Le mâle, on le sait, est bagué. Mais la femelle non. Et il est très compliqué de différencier une femelle Pèlerin d’une autre. Il se peut donc que cette année, nous n’ayons pas affaire à la femelle nicheuse en place depuis des années. Mais que cette dernière ait été remplacée par une autre femelle. Chaque femelle pond à une période qui lui est propre et donc ce retard serait expliqué par l’arrivée sur Mons d’une nouvelle femelle nicheuse plus « tardive » dans sa période de ponte.

Hypothèse 4 : la météo

S’il y a quelques semaines, nous avons eu des températures à la hausse, la météo est vite revenue bien belge et plus froide et plus pluvieuse. Donc moins d’insectes et donc moins d’oiseaux migrateurs. Placé en haut de la chaine alimentaire, le Pèlerin ne se nourrit que d’oiseaux, surtout en passage migratoire au-dessus de Mons ou de pigeons. Mais une mauvaise météo perturbe une nichée à coup sûr. La femelle préférera donc retarder sa ponte pour que l’éclosion de ses futurs fauconneaux coïncident avec un printemps bien installé et une présence accrue de proies.

Conclusion :

La présence du fauconneau est un facteur indéniable de ce retard. Il perturbe le couple nicheur qui est chassé par ce fauconneau ou qui chasse moins bien car ce troisième faucon sur leur territoire prend des proies à leur place. La femelle ne s’engraisse donc pas correctement et elle ne se sent donc pas prête à pondre.

La prochaine semaine sera déterminante et croisons donc les doigts pour que Pâques nous apporte des oeufs….de faucons à défaut de chocolat !

En ce jour de Pâques, prenons un peu de hauteur… juste assez pour passer au-dessus des cloches du beffroi et jeter un œil à la famille de Pèlerins. A l’heure où les enfants cherchent les œufs en chocolat dans leur jardin, il y a également un œuf dans le nichoir !

Celui-ci a été pondu dans la nuit de dimanche à lundi dernier (30 mars) et malheureusement il est le seul de cette nichée. En temps normal, une femelle faucon Pèlerin pond une moyenne de trois œufs. Ce qui nous conforte dans l’idée que cette année, la nichée est très inhabituelle. Déjà très en retard de plusieurs semaines par rapport aux années précédentes, elle est cette fois limitée à un seul et unique œuf.

De plus, ce dernier n’est pas régulièrement couvé. La femelle est souvent absente du nid. Et si le mâle vient couver pour la relayer, c’est la présence du fauconneau de l’an passé qui semble encore poser problème. Ce dernier est maintenant présent et observé au moins une fois par jour dans le nichoir. Une présence qui perturbe très certainement la couvaison. Même si j’ai pu l’observer tenter de couver très maladroitement l’œuf mais cela n’a duré que quelques secondes avant l’abandon. Trop jeune et pas encore mâture sexuellement, il n’a certainement pas les réflexes de couvaison de ses parents.

En général (ce qui n’est pas du tout le cas cette année), la femelle pond ses œufs dans la cuvette du nid. Elle met environ 24 à 48 heures entre chaque œuf. Mais elle ne commence à les couver qu’à partir de l’avant-dernier. Pourquoi attendre ? Tout simplement pour que les fauconneaux naissent presque en même temps. Grâce à ce décalage, il n’y a qu’un ou deux jours d’écart entre l’aîné et le benjamin de la nichée. Si elle commençait à couver dès le premier œuf, le premier poussin pourrait naître jusqu’à une semaine avant le dernier. Le petit dernier serait alors nettement plus fragile et aurait plus de mal à rivaliser avec ses frères et sœurs pour obtenir de la nourriture.

Mais cette année, il n’y a qu’un œuf donc la femelle n’a aucune raison d’attendre et de ne pas couver plus régulièrement.

Bref, si nous pouvons nous réjouir de voir enfin arriver cet œuf dans le nid, la situation reste préoccupante. Le temps de couvaison étant de 35 jours chez les Pèlerins, il faudra guetter une éclosion à partir du 4 mai…tout du moins si la femelle couve correctement dans les prochains jours.

Screenshot

(20+) Natagora_Centre-Ouest-Hainaut | Facebook

2ème oeuf pondu 6 avril 2026

Décidément, cette saison de nidification n’a rien d’ordinaire au sommet du beffroi…

Après des semaines de retard dans la ponte, la présence persistante d’un jeune mâle né en 2025 dans le nichoir, puis l’arrivée d’un premier œuf le 30 mars, voilà que la femelle nous surprend encore : elle a pondu un deuxième œuf le 6 avril, soit presque une semaine plus tard. Un scénario pour le moins inattendu !

Mais comment expliquer ce décalage ?

Bien sûr, nous ne sommes pas dans la tête des faucons. On peut toutefois avancer quelques hypothèses, basées sur les observations de la caméra et de l’activité autour du nid. La plus probable concerne justement ce fauconneau de 2025, dont la présence semble avoir perturbé les adultes et retardé la ponte.

Après l’arrivée du premier œuf, la couvaison n’a d’ailleurs pas toujours été optimale. La femelle assurait bien la couvée de nuit, mais en journée, il arrivait régulièrement que l’œuf reste à découvert, sans adulte pour le réchauffer. Les températures étant encore relativement clémentes, ce n’était pas critique… mais tout de même préoccupant. D’autant plus que lorsque le mâle prenait le relais, il était parfois chassé du nid par ce jeune intrus. Un sacré perturbateur celui-là !

Autre conséquence : la présence de ce fauconneau de 2025 sur le territoire a probablement réduit l’efficacité de chasse des parents. Moins de proies, c’est moins d’énergie, surtout pour la femelle. Or, pondre demande énormément de ressources.

Chez les Pèlerins, les œufs sont normalement pondus toutes les 48 heures, le temps pour la femelle de produire chaque œuf, qui pèse environ 52 grammes. Une ponte classique de quatre œufs représente ainsi près de 20 % de son poids ! Une dépense énergétique très importante !

Dans notre cas, la femelle n’avait sans doute pas accumulé suffisamment de réserves pour enchaîner normalement ses pontes. Elle a donc pris plus de temps, privilégiant son alimentation pour retrouver l’énergie nécessaire à la ponte… quitte à délaisser un peu la couvaison du premier œuf.

Au final, nous avons pour l’instant deux œufs cette saison. Un troisième paraît peu probable vu le délai déjà observé mais après tout, nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle surprise pour cette année !

La bonne nouvelle, c’est qu’à présent, la couvaison semble bien lancée. Mâle et femelle se relaient efficacement pour garder les œufs au chaud. L’incubation dure en moyenne 35 jours. Si tout se passe bien, nous pourrions donc assister aux éclosions autour du 4 mai pour le premier œuf, et du 11 mai pour le second.

3ème oeuf pondu le 15 avril 2026
4ème oeuf pondu 17 avril 2026

« Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ? » Cette phrase qu’on entend d’habitude chez le maraîcher ou le boucher pourrait presque s’appliquer à nos Pèlerins cette année. Après un début de saison un peu hésitant, la femelle semble avoir trouvé son rythme : nous en sommes désormais à quatre œufs pondus au sommet du beffroi !

Petit rappel des faits pour s’y retrouver facilement : le premier œuf a été pondu le 30 mars, mais il a été peu couvé, ce qui réduit fortement les chances d’éclosion. D’ailleurs, si vous observez le live Youtube (« Faucon Story »), vous verrez que cet œuf est plus blanchâtre et plus petit que les autres, signes qu’il ne donnera sûrement rien. Le second œuf est arrivé le 6 avril, le troisième le 15 avril, et le quatrième le 17 avril.

L’intervalle entre le deuxième et le troisième œuf est assez inhabituel. En règle générale, la femelle pond un œuf tous les deux jours. Ici, plus d’une semaine s’est écoulée, ce qui confirme que cette saison sort un peu de l’ordinaire. En revanche, le délai de deux jours entre le troisième et le quatrième œuf correspond parfaitement au rythme attendu. Il sera intéressant d’observer le nid dans les prochains jours pour voir si un cinquième œuf vient compléter la ponte. Parce qu’au point où on en est, une nouvelle surprise peut toujours arriver…

Du côté de la couvaison, les choses sont désormais bien en place. Chez les Faucons pèlerins, le mâle et la femelle se partagent cette tâche pendant environ 32 jours, même si la femelle en assure la plus grande partie : elle couve toute la nuit et environ les deux tiers de la journée. Cette incubation, maintenue autour de 37,7 °C, est essentielle au développement des embryons jusqu’à l’éclosion.

Un élément reste toutefois à surveiller : le fauconneau de 2025 a de nouveau fait une apparition et a perturbé le mâle alors qu’il couvait. Sa présence semble plus discrète qu’auparavant, mais il faudra espérer qu’elle ne vienne pas trop perturber une couvaison qui a déjà mis du temps à se mettre en place.

Vous avez maintenant toutes les informations, notamment les dates de ponte. Il est peu probable que le premier œuf arrive à terme, mais les estimations restent ouvertes pour les suivants. En tenant compte d’une durée moyenne de 32 jours de couvaison, et du fait que celle-ci ne se lance réellement qu’à partir de l’avant-dernier œuf, vous pouvez tenter d’estimer les dates d’éclosion. Les paris sont ouverts !

Il n’y a rien à gagner, si ce n’est d’en apprendre plus sur ce beau spectacle de la nature en pleine ville et qui, cette année, défie toutes les règles !

Les Faucons de Mons – épisode 9

Comme chaque dimanche, petit point sur l’actualité de la semaine écoulée du couple de Faucon pèlerin installé au sommet du beffroi de Mons. Et autant dire que, cette année, ils n’ont pas fini de nous surprendre.

Après une ponte assez inhabituelle (voir épisodes précédents), la couvaison suit pour l’instant son cours sans problème apparent. Les œufs sont bien incubés, les relais entre mâle et femelle fonctionnent… bref, en théorie, tout est “normal”. En théorie seulement.

Car un invité inattendu continue de perturber la routine : le jeune mâle né en 2025 dans ce même beffroi. Et lui, clairement, n’a pas encore compris qu’il était censé prendre son indépendance.

Ce comportement, même s’il reste rare, n’est pas totalement inédit. J’ai pu l’observer ailleurs en Belgique : certains jeunes de l’année précédente reviennent sur leur territoire de naissance. Pourquoi ? Très probablement pour une raison simple et vitale : la nourriture. Les observations à la longue-vue au pied du beffroi montrent que ce jeune est encore maladroit à la chasse, avec plusieurs tentatives infructueuses. Résultat : il semble profiter des efforts de chasse de ses parents.

Car les faucons pèlerins ont une stratégie bien pratique en période de nidification : ils chassent des oiseaux, leurs proies favorites, un peu plus que nécessaire afin de les stocker dans des recoins du site de nidification. Une sorte de garde-manger naturel, dans lequel ils peuvent se servir lorsque les chasses sont plus maigres. Et ce jeune a sans doute compris qu’en restant “à la maison”, il pouvait se servir facilement. Un peu comme un ado qui tarde à quitter le foyer familial et qui se sert sans vergogne dans votre frigo…

Mais l’observation la plus marquante a eu lieu le week-end dernier. Le jeune entre dans le nichoir pendant que le mâle adulte couve. Comme souvent dans ces situations, le père semble chassé par son fils et quitte les œufs, les laissant momentanément exposés. Le jeune s’approche alors… et commence à donner des coups de bec sur les coquilles, tout en marchant dessus de manière assez maladroite. Difficile de dire s’il y a une intention destructrice. Il s’agit probablement davantage de curiosité : ces œufs monopolisent l’attention de ses parents, et il tente peut-être simplement de comprendre ce qu’ils représentent.

Quelques jours plus tard, nouvelle scène, encore plus intrigante. Cette fois, c’est la femelle qui couve. À l’arrivée du jeune, elle réagit vivement : cris, intimidation, tout pour le faire sortir du nichoir. Mais dans le même temps, elle adopte une posture d’invitation à l’accouplement. Ce mélange de comportements peut sembler déroutant, mais il est documenté chez l’espèce. Chez le faucon pèlerin, des cas d’accouplements entre des parents et leur progéniture ont déjà été observés, notamment lorsqu’un jeune tente de s’imposer sur le territoire natal.

Il n’est donc pas impossible que ce jeune mâle finisse par défier son père, voire tenter de prendre sa place. Pour l’instant, rien n’est joué, mais la situation mérite clairement d’être suivie de près.

La grande question reste désormais la suivante : cette présence inhabituelle aura-t-elle un impact sur la nichée, notamment au moment de l’éclosion ? Réponse dans les prochains épisodes…

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La nichée des faucons pèlerins du beffroi de Mons suivie de près par Natagora : « Cette année, elle est inhabituelle, la situation est préoccupante » – La DH/Les Sports+