Voici 43 ans, les Galeries Anspach fermaient leurs portes
Dossier réalisé par Hubert Wattier
Photos et Commerces Montois
Le 1er janvier 1983, coup de tonnerre sur Mons : la mort d’un grand magasin emblématique. Il n’aura vécu que vingt ans…
Avec ses quatre niveaux (dont un en sous-sol), ses escalators (sans doute les premiers à Mons), ses ascenseurs (avec liftiers !), ses deux niveaux supérieurs dévolus au parking, c’était un grand magasin pas comme les autres.
25 mai 1962 ; les Galeries Anspach débarquent au centre-ville. Une révolution… Sur une photo prise lors du chantier, on voit les palissades portant fièrement l’inscription « Montois, Borains, confiants dans l’avenir de votre ville et de votre pays, les Galeries Anspach réalisent ici le plus important magasin de la région. Vive Mons, vive le Borinage ».
Nouvelle ère…mais massacre urbanistique
photo issue de l’étude de Christiane Piérard sur le quartier Saint-Germain
Enfoncées, les vénérables enseignes comme Priba, Sarma, La Bourse… Les Galeries Anspach, c’est nouveau, c’est moderne… Tout le monde applaudit des deux mains. En pleines trente glorieuses, nul n’est conscient du massacre urbanistique qui vient d’être commis, de la perte irrémédiable d’un îlot ancien.
Ainsi côté rue de la Chaussée, huit maisons du 18ème siècle ont été sacrifiées sur l’autel de la grande consommation naissante. Et côté rue Samson, c’est la vénérable enseigne « A la Ville de Londres » qui est passée de vie à trépas.
Dans son ouvrage « Localisation du commerce montois », publié en 1984, Armand Descamps relate la destinée des GA : « Leur inauguration sembla marquer une nouvelle ère pour le commerce montois. (…). La ville crut accéder au commerce moderne et y défila. Puis on supprima le snack-bar, l’alimentation en self-service ; on tenta de le faire évoluer vers le magasin de luxe, on y ouvrit une agence de voyages indépendante… »
photo Rodolphe ZingaPhotos et Commerces Montois
Catastrophes en cascade
En 1962, les GA de Mons annonçaient deux cents emplois. Vingt ans plus tard, il n’en restait plus que 75.
Le 1er janvier 1983, c’est la Bérézina : l’annonce théâtrale de la faillite du groupe. Mons n’y échappe évidemment pas.
Quelques semaines plus tard, c’est la liquidation : une foule énorme se presse à l’entrée, avide de bonnes affaires…
Catastrophe économique et commerciale certes, mais aussi urbanistique puisque le mal était fait depuis vingt ans : aucun retour en arrière n’était possible… Dans son étude sur l’urbanisation du quartier Saint-Germain, publiée en 1986, Christiane Piérard écrit : « La modification radicale de l’aspect parcellaire, la déchirure dans le tissu urbain, la suppression des maisons serrées, étroites, aux toitures pentues (…) valaient-elles l’implantation éphémère d’une surface commerciale à cet endroit ? La postérité jugera mais dès maintenant (…), il apparaît qu’il y eut une erreur à la base de cette réurbanisation du quartier : la massivité de la construction (…) et l’uniformité de la couverture (…) dérogent totalement aux caractéristiques de l’architecture montoise traditionnelle. »
Souvenirs, souvenirs
Depuis plus de quarante ans, de nombreuses enseignes se sont succédé dans cet immense cube. Ainsi Média Markt dans les étages, ou la papeterie « La Palette » au sous-sol.
Après maints changements, le site est heureusement toujours entièrement occupé.
Des Galeries Anspach, il reste des souvenirs émerveillés, comme la venue de saint Nicolas avec ses crickets qui faisaient clic-clac…
Nouvelle année, nouvelle expo ! Venez fêter avec nous le coup d’envoi de 2026 autour du travail de Simon « Mosin » Chapelle.
Simon « Mosin » Chapelle — Tronches de vie
Entre graffiti, BD et illustration, Simon « Mosin » Chapelle explore sans relâche son sujet de prédilection : la vie. Celle qui marque et laisse des traces. Celle qui abime ou illumine. Celle qui se construit entre rires et larmes, entre calme et tempête.
Avec son projet « tronches de vie », il nous livre une série de portraits où la diversité des émotions et la complexité des personnalités s’expriment dans une explosion de couleurs et de textures.
Pas de visages lisses ni de beautés standardisées, mais des gueules tordues, déformées par des sentiments qu’une construction synthétique ne peut contenir, pas plus qu’une convention sociale ne peut dicter.
🥂 Vernissage le jeudi 8 janvier 2026
Venez nombreux découvrir cette nouvelle série et rencontrer l’artiste. Verre offert, entrée gratuite.
🌆 Galerie Fracas, 50 rue des Capucins à 7000 Mons 🖼️ Exposition du 8 janvier au 31 janvier 2026 🏪 Ouverture du mercredi au samedi de 10h à 18h
Quatre violons folkloriques enflammés et une guitare rythmique se fondent dans le Ghent Folk Violin Project. Le résultat ? Un mélange décalé de folk, classique, musique du monde et jazz, plein d’énergie ludique et de touches inattendues. Après avoir écumé les scènes du folk en Flandre, avoir été les invités régulier du Festival de Dranouter, les voici à Mons ! Réservez-vos places !
À PROPOS DE GFVP Le Projet de violon folklorique de Gand, également connu sous le nom de GFVP, fait son retour. Après quelques années de silence, le désir était trop fort d’être à nouveau sur scène ensemble. Le son unique de quatre violons folk « swinging » et d’une guitare rythmique reste au cœur, avec un mélange de compositions traditionnelles et nouvelles, enrichi par dix années supplémentaires d’expérience scénique. Malgré la diversité des parcours des quatre violonistes, leur interaction semble remarquablement unanime. Les violons se fondent magnifiquement en un son serré, presque sans vibrato. Ajoutez à cela le soutien fantastique de la guitare et vous obtenez un son incroyablement varié de folk, classique, musique du monde et jazz. Le compositeur et chef d’orchestre Wouter Vandenabeele est pleinement engagé envers les jeunes talents, chacun avec son propre style. Lotte Remmen sonne gracieusement classique, le style d’Anouk Sanczuk approche le jazz virtueux et Naomi Vercauteren flirte avec un folk-swing subtil. Ils recevront un soutien acoustique du guitariste Jeroen Knapen. GFVP signifie musique traditionnelle européenne et croisements surprenants, en partie inspirés par des compositions de l’avant-gardiste John Zorn et le minimalisme controversé de Philip Glass. Au printemps 2025, GFVP a sorti son nouvel album OGOPOGO, nommé d’après un monstre fable du Canada. Comme la légende sur laquelle elle est basée, la musique mêle traditions et histoires pleines de surprises, où la vérité est moins importante que l’évolution continue du mythe. GFVP s’appuie ainsi sur une tradition riche et imaginative. Wouter Vandenabeele violon Lotte Remmen violon Anouk Sanczuk violon Naomi Vercauteren violon Jeroen Knapen guitare
GFVP – Cluster Music https://www.facebook.com/GhentFolkViolinProject/ PAF 18€ réservations : info@leladuhautbois.be Repas possible sur réservation après le concert.
J'ai créé ce blog en 2014 après m'être rendu compte que les évènements montois n'étaient pas assez mis en évidence dans les divers médias. Le succès a été immédiat et j'y annonce les diverses manifestations culturelles à Mons les spectacles, concerts, fêtes et expositions diverses et ce gratuitement.
Je suis aussi très actif sur les réseaux sociaux avec les pages Doudou Mons et Mons Info. Enfin je suis co-organisateur de plusieurs évènements à Mons comme le Beatles Day, le festival de la chanson française et fête de ma musique.
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