L’ensemble arabesque présente « Amoroso » samedi 7 février 2026 19h30 église de Saint-Symphorien


En 2014, la Révolution de la dignité, également appelée Révolution de Maïdan, éclate dans les rues de Kiev à la suite de la décision du président ukrainien, Viktor Ianoukovytch, de suspendre l’accord d’association avec l’Union européenne afin de relancer un dialogue privilégié avec la Fédération de Russie. Après plusieurs semaines d’affrontements meurtriers opposant les manifestants pro‑européens aux forces de l’ordre, un accord est conclu entre le président Ianoukovytch et l’opposition parlementaire. Peu après, le président quitte la capitale, et le lendemain, le Parlement ukrainien prononce sa destitution et ratifie l’accord avec l’Union européenne.
Le Kremlin qualifie alors cette destitution de coup d’État illégal, refuse de reconnaître le gouvernement intérimaire et procède à l’annexion de la Crimée. Dans cette dynamique, la Russie apporte également un soutien militaire aux groupes séparatistes des oblasts orientaux de l’Ukraine, majoritairement russophones, favorisant ainsi leurs tentatives de sécession et initiant la guerre du Donbass.
Le 21 février 2022, la Russie annonce reconnaître l’indépendance des territoires situés à l’est de l’Ukraine, à savoir les Républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, et déclare leur apporter un soutien militaire. Deux jours plus tard, dans la nuit du 23 au 24 février, le territoire ukrainien fait l’objet de bombardements et les forces armées russes lancent une offensive depuis les frontières russes et biélorusses. Présentée par Moscou comme une « opération militaire spéciale », cette attaque poursuit notamment les objectifs de réinstaurer un gouvernement favorable à la Russie et d’empêcher l’intégration de l’Ukraine à l’Union européenne ainsi qu’à l’OTAN.
À la suite de cette invasion, le Mons Memorial Museum, en collaboration avec l’Union des femmes ukrainiennes en Belgique, a souhaité mettre en lumière ce conflit à travers le projet « Kharkiv : une ville meurtrie ». Réalisée par une équipe d’historiens ukrainiens sous la coordination de l’historienne et spécialiste de l’histoire orale Svitlana Telukha, cette exposition présente cinq témoignages d’habitants de Kharkiv recueillis lors de l’attaque de la ville en février 2022. Fidèle à sa mission, le Mons Memorial Museum poursuit ainsi sa volonté d’intégrer une approche résolument humaine au sein de son parcours muséal, afin de permettre au public de mieux appréhender les conséquences des conflits armés sur les individus.
Young Kharkiv est une ONG fondée par des historiens à Kharkiv. Les initiateurs du projet « Une ville meurtrie » sont : Svitlana Telukha, Yevhenii Telukha, Anton Skyrda, Iryna Skyrda et Yevhen Mikhnov. Ils constituent actuellement des archives d’entretiens avec des témoins contemporains afin de documenter les changements provoqués par la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et Kharkiv en particulier. Cinq de ces entretiens sont à découvrir au sein du Mons Memorial Museum, afin de découvrir comment les historiens documentent aujourd’hui l’invasion russe en Ukraine.
Compris dans le prix d’entrée au musée
Kharkiv, une ville meurtrie : une exposition au Mons Memorial Museum où les voix des civils racontent la guerre en Ukraine
Infos pratiques :
Du 07-02-2026 au 17-05-2026
de 10:00 à 18:00
Article rtbf ci-dessous
