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Exposition “Perspectives animales” à l’Atelier des Capucins Rue Masquelier Mons

avril 23 @ 2:00 - mai 13 @ 6:00

Gratuit

PERSPECTIVES ANIMALES

Qu’ils séjournent parmi les humains ou qu’ils se tiennent au plus loin d’eux, les animaux incarnent à nos yeux ce que la vie recèle de plus mystérieux.

Différents des minéraux immobiles et intemporels, différents des espèces végétales enracinées et silencieuses, les animaux se déplacent, crient, vivent et meurent. Tandis que pierres et végétaux sont comme en retrait, les animaux, eux, sont les êtres au monde les plus proches de nous. Proches d’une proximité toujours différée : l’animal sans cesse nous renvoie l’image de ce qui est autre. Ses yeux, fixés sur nous, sont deux ouvertures sur un être dont on ignore tout. Un être que nous disons privé de réflexion, et plus encore, si son apparence – d’un insecte, ou d’un reptile par exemple – nous déplaît, que nous jugeons dépourvu d’émotions.

Comme si un animal ne pouvait pas apprécier de vivre, ni au contraire souffrir… Pourtant l’interrogation demeure, refuse de lâcher prise : ces êtres d’écailles, de plumes et de poils sont des êtres vivants. La vie est en eux comme elle est en nous.

L’art a pris naissance dans des grottes souterraines. Là, le feu des torches, les échos rebondissant sur les pierres, apportaient son et lumière aux représentations animales gravées sur la roche. Celles et ceux dont nous sommes les descendants ont consacré leur talent à représenter avec le plus de beauté la vie animale qu’ils allaient quitter, tandis qu’ils se limitaient à esquisser en quelques traits l’humanité dans laquelle ils allaient entrer.

De même qu’ils ne représentaient ni les végétaux ni les lieux extérieurs. Ces représentations animales constituent l’acte de naissance proprement dit d’homo sapiens. Par la suite, les artistes, sauf exception, se sont éloignés des arts dits « animaliers ».

Il faudra la puissance du Tintoret pour que les créatures (de Dieu) animales reprennent place dans l’univers pictural. Depuis, un animal peint ou sculpté (par la suite, photographié ou filmé) peut être davantage qu’un ajout pittoresque (chat, oiseau), une touche d’exotisme (chameau, perroquet), un ustensile (chien de chasse, cheval de labour), ou une nature morte (étalage de poissons) …

Désormais, face à l’animal, l’artiste peut se tenir sur la limite que nous évoquions, entre proximité et séparation, entre identité et différence, entre faune et humanité. Il sait que ce qu’il s’efforce de saisir est un foyer de forces vives, un monde d’émotions vitales auxquelles il ne se sent pas étranger. Auxquelles il se sent participer. Créer, c’est toujours en appeler, par-delà la raison, à la part sauvage de la vie. A la part animale de l’humain. Il ne s’agit pas seulement de représenter telle ou telle espèce, via telle ou telle discipline. Il s’agit d’ouvrir des perspectives sur l’autre de nous-même qu’est l’animal. D’entrer avec lui en zone de voisinage. De développer des territoires communs.

Voilà ce que nous avons souhaité mettre en avant à travers un bestiaire qui réunit, parmi d’autres, le taureau d’Alfredo Longo, l’ours blanc de Béatrice Graas, l’araignée de David Pirotte, la mante religieuse d’Embise, le requin de François Grimoin, le chien de Jean Ledocq, le serpent de Raymond Delor, l’oiseau des estampes de Françoise Féty…

Richard Miller

 

https://www.ateliersdescapucins.fr/fr

Détails

Début :
avril 23 @ 2:00
Fin :
mai 13 @ 6:00
Prix :
Gratuit
Catégorie d’évènement:
Étiquettes évènement :
,
Site Web :
https://www.ateliersdescapucins.fr/fr

Lieu

Atelier des Capucins
rue Masquelier,15
Mons, 7000 Belgique
+ Google Map
Site Web :
https://www.facebook.com/Atelier-des-Capucins-Mons-109907103915492/

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